lundi 29 février 2016

Exploitation agricole du XXI siècle avec des paysans à l'ancienne !


 

 

Alors que des paysans se suicident par

centaines.

Plus personne ne peut ignorer que le modèle

productiviste est à bout de souffle. 

Comment la FNSEA, le CA,

peuvent-ils encore recommander et de financer

d’agrandir les exploitations ?



Pour la bonne raison qu’ailleurs un productivisme raisonné 
nourrit ses exploitants en baissant les coûts.

Quel est le modèle de production qui survivra après cette crise existentialiste dans nos campagnes ?
Pourquoi refuser la ferme des 1000 vaches en France, alors que les paysans du reste de UE en ouvrent 2 nouvelles tous les mois  avec des races françaises ?
La grande distribution a bon dos
 
Au nom de quoi achèterait-elle de la viande de médiocre qualité à des agriculteurs poussés à produire plus alors que l’on savait sciemment qu’ils ne tiendraient pas sur un marché mondial plus compétitif ? 
 
Elle a raison de pousser la logique du marché jusqu’à préférer justement la logique d’un marché dérégulé. 
 
Quel populisme ridicule pousse tous les politiques à faire préférer des viandes prétendument françaises, engraissées avec des produits venus du Brésil par des acteurs agricoles qui enfreignent les interdictions sur les OGM, les antibiotiques et les pesticides mortels?

dimanche 28 février 2016

Un viol toutes les six minutes.



La question des agressions sexuels

à l’encontre des femmes

n'a fait l’objet d’intérêt 

 

que lorsqu’elle a été attribuée qu'à des hommes «altérisés» parce que musulmans ou d’origine étrangère.

 

 L’horreur qui a frappé un incroyable nombre de femmes victimes d’une série d’agressions sexuelles perpétrées en pleine rue à Cologne a déclenché un déferlement de commentaires racistes pointant du doigt les origines ethniques et géographiques des agresseurs.
Et un profond malaise au sein des mouvements militants.
Entre la nécessité absolue de dénoncer ces atrocités en série et la crainte de désigner une catégorie de la population déjà victime de préjugés et de rejet, comment lutter contre les violences sexistes sans alimenter le racisme ?
Alors que ces violences ne sont le fait d'une cultuelle rétrograde musulmane, non anticipé par les politiques.
En effet, n’était-il pas hâtif d’essentialiser un «monde arabo-musulman» monolithique comme s’il n’était peuplé que d’êtres mus par un sexisme spécifique sans lien avec celui qui opprime toutes les femmes du monde ? 
Toutes les formes de sexisme sont intolérables et doivent être punies.
Toutefois, nous déplorons la tournure prise par les débats.
Les féministes, qui œuvrent depuis des années contre les violences faites aux femmes, ont eu la désagréable surprise de voir surgir parmi les soutiens de leur cause des hommes qui, auparavant, ne s’étaient jamais préoccupés de la sécurité de leurs concitoyennes.
Parmi eux, le mouvement allemand d’extrême droite Pegida, connu pour son islamophobie et son rejet viscéral de l’immigration, qui, pourtant, s’est toujours insurgé contre les positions défendues par les féministes.
En France aussi, la plupart des récents convertis à l’antisexisme n’ont jamais eu le moindre mot pour dénoncer les violences sexistes qui surviennent quotidiennement, dans l’indifférence générale.
A-t-on entendu toutes ces voix tonitruantes lorsque François Hollande a décidé de rétrograder le ministère des Droits des femmes vers un vague secrétariat d’Etat avant de finalement le réduire à un portefeuille confinant les droits des femmes à des activités domestiques ?
Nous vivons dans un pays, où, chaque année, 84 000 femmes sont victimes de viols ou de tentatives de viol.
Un viol toutes les six minutes.
Entend-on ces féministes de circonstances s’insurger contre cette triste et banale réalité ?
Des solidarités similaires s’étaient révélées au cours de l’affaire Polanski. On peut citer l’ancien ministre Frédéric Mitterrand, qui avait excusé l’attitude du réalisateur par son statut artistique, ou le philosophe et désormais académicien Alain Finkielkraut, qui n’avait rien trouvé de mieux que d’expliquer que la fille violée par le cinéaste paraissait bien plus âgée que ses 13 ans !
La question des violences faites aux femmes ne semble faire l’objet d’intérêt que lorsqu’elle est attribuée à des hommes «altérisés» parce que musulmans ou d’origine étrangère.



La nouvelle crise financiére mondiale





G20



27 FÉVRIER 2016


Appel à utiliser "tous les outils" pour soutenir 

l'économie, 

alors que la reprise mondiale apparaît

 "inégale et en-deçà des ambitions" . 

Ils estiment en outre que 

"la magnitude de la volatilité des marchés ne reflète pas 

les fondamentaux de l'économie mondiale".


Ils évoquent notamment "le potentiel choc d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne" (ou Brexit).

Outre-Manche, l'issue du référendum sur ce sujet qui devrait avoir lieu dans quatre mois reste incertaine. 

Car, même si de récents sondages indiquent que les Britanniques voteraient en majorité pour le "non" à la sortie de l'UE,


A de nouvelles politiques monétaires et même à une relance budgétaire.
A la fois "individuellement et collectivement" et éviter les "dévaluations compétitives".
Le ministre allemand a en outre fustigé "un modèle de croissance fondé sur l'endettement" et qui alimentait des "entreprises zombies".






lundi 15 février 2016

ISLAM EST-IL REFORMABLE


 

La neuvième Rencontre Annuelle

des Musulmans du Nord

a finalement eu lieu,

dimanche 7 février à Lille

Avec près de 3 000 musulmans de la région réunis à l’appel de la Ligue islamique du Nord , une branches de l’UOIF, avec Tariq RAMADAN.



 Nous sommes tous des agents de réconciliation »

Le théologien a exhorté les milliers de musulmans présents dans la salle lilloise à prendre leurs responsabilités :



« Quand on dit qu’on peut TUER des innocents au nom de l’ISLAM : Nous, nous avons l’obligation de DIRE que nous condamnons ces propos et que nous les combattrons. »
Un ISLAM Réformé avec un Nouveau CORAN est-il possible pour le 21ieme siècle en Europe ?

HARCÉLEMENT SCOLAIRE (SUITE)




LE HARCÈLEMENT SCOLAIRE

Tel vert gratuit 3020.



Une mère de famille lance un cri d'alarme pour 
dénoncer les violences dont est victime son fils 
de 12 ans,
dans un collège toulousain.
Un cas avéré de harcèlement scolaire qui 
attend 
une réponse du Rectorat et de EN.


«Ils viennent vers moi et m'insultent. Ils me frappent et disent que c'est moi qui cherche. 
J'ai été griffé, j'ai reçu des coups de pied et on m'a planté la pointe d'un stylo dans le bras. 
Aujourd'hui je n'ai plus de copains.» Ces mots glaçants sont ceux d'un élève 12 ans, scolarisé au collège des Ponts-Jumeaux, à TOULOUSE et dont le médecin vient de diagnostiquer un syndrome post-traumatique à la suite des dernières violences subies.
Ce récit fait froid dans le dos.
Mais il jette une lumière crue sur un phénomène bien réel, le harcèlement scolaire détecté , qui affecte en Haute-Garonne 64 élèves scolarisés dans le primaire et le secondaire.
Depuis 2014, plusieurs rapports d'incidents signés du Principal attestent des violences infligées :

Coup dans les testicules, dans le bas-ventre, coup de stylo-plume dans le bras…
«Malgré toutes ces brimades et ces agressions, aucune décision n'a été prise pour protéger mon fils qui vit un calvaire !
J'ai appelé le numéro vert de la plateforme contre le harcèlement scolaire.
Il y a eu une écoute. Mais rien n'y fait !» Au Rectorat, son cas est bien connu. «Il y a une situation de harcèlement avéré.
Des assistances sociales travaillent sur cette affaire», reconnaît Jacques Caillaut, directeur académique des services de l'Éducation nationale de Haute-Garonne.
Mais le dossier n'est pas simple.
Les relations entre l'administration du collège et la mère de l'enfant sont tendues empêchant parfois la sérénité des débats.
«Face à des cas de harcèlement, on ne réussit pas toujours, même si tout est mis en œuvre pour faire cesser les violences, analyse une conseillère technique.
Derrière le harcèlement peuvent se cacher d'autres problématiques plus personnelles.»
Sa mère envisage de scolariser son fils dans un établissement privé. «Il n'est plus question pour lui de retourner dans ce collège.»
 
Face à l'escalade de ces violences, la mère a légitimement déposé plainte au commissariat pour «harcèlement et violences aggravées».



En Haute-Garonne : 31 garçons et 33 filles détectés !




Sur les soixante-quatre cas de harcèlement scolaire en Haute-Garonne, 25 ont été signalés via la plateforme nationale et son numéro vert gratuit 3020.
Les familles sont ensuite dirigées vers un référent présent dans chaque département.
Les trente-neuf autres cas recensés ont été signalés après des prises de contact via d'autres biais comme le ministère de l'Éducation nationale par exemple.
Dans tous les cas, un référent harcèlement se saisit du dossier.
Il prend contact avec la famille de la jeune victime pour un premier entretien. Dans un second temps, il y a une prise de contact avec l'établissement concerné pour étudier le type de réponses à mettre en place.
«Il y a un travail qui se fait auprès des victimes et des harceleurs.
Des assistantes sociales sont présentes dans tous les collèges et les lycées», précise une conseillère technique.
Sur les 64 cas recensés (31 garçons et 33 filles), 19 sont signalés dans le primaire et 45 dans le secondaire.
C'est sur la tranche d'âge des 10-13 ans (entre le CM2 et la 5 ème) que les cas de harcèlement sont les plus fréquents.
«Les problèmes de harcèlement ne sont malheureusement pas tous résolus, poursuit-on au Rectorat.
Un enfant harcelé peut avoir d'autres problèmes d'ordre personnel ou liés à sa famille.»
C'est un aveu d’impuissance coupable et INTOLERABLE !

samedi 6 février 2016

PEGIDA association neo-nazie







Le Général de Corps d'Armée



Christian PIQUEMALE,



combattant d'élite qui a commandé 



la légion étrangère de 1994 à 1999 



et a longtemps


présidé l'Union nationale des 


parachutistes (UNP),

 

a été arrêté aujourd'hui à Calais 


lors de la manifestation interdite 


du mouvement Pegida. 


 

vendredi 5 février 2016

PROJET 2017 de Sarkosy


Le projet de Sarkozy analysé

sévèrement par un économiste




Charles Wyplosz, professeur d'économie 
internationale à l'Institut de hautes études 
internationales et du développement (IHEID) à 
Genève, est directeur du Centre international 
d'études monétaires et bancaires.




Dans ce projet, il y a des bons principes, un peu de vague, quelques erreurs, beaucoup de trous béants et, à l'arrivée, un gros doute. Il y tant de choses à faire pour arrêter le déclin économique de la France que l'on est en droit d'attendre des candidats à la présidence des projets ambitieux qui s'attaquent à tous les maux qui ont été diagnostiqués depuis longtemps. Le projet va dans le bon sens, mais il reste en deçà de ce que l'on peut attendre.



Seule la légitimité fraichement sortie des urnes donne a un président les moyens de mettre en place des réformes.
Le bon point c'est la rapidité et la simultanéité de la mise en œuvre des mesures annoncées.
D'abord parce que la fenêtre de tir d'un nouveau gouvernement est extraordinairement brève, au maximum un an et sans doute moins.
Les bonnes réformes sont toujours controversées et suscitent immanquablement l'hostilité de tous ceux qui y sont structurellement opposés.
Le jeu politique et médiatique aboutit nécessairement à un affaiblissement dans les sondages.
La simultanéité remplit deux objectifs cruciaux.
Elle permet de répartir le poids et démontre que tout le monde est appelé à faire des sacrifices personnels pour le bien commun. De plus, certaines mesures risquent d'être contre productives parce que d'autres mesures n'ont pas été prises en même temps.
L'exemple classique est une flexibilisation du marché du travail qui échoue à créer des emplois parce que l'économie est en récession.
C'est donc une bonne idée de baisser en même temps les impôts et les dépenses.
Mais le risque est que la baisse des dépenses aille plus vite et bloque la croissance.
La solution est de tout décider simultanément mais de réduire les dépenses progressivement, suivant un échéancier précis et inscrit dans la loi.
C'est aussi une bonne idée de s'attaquer à l'impôt sur le revenu, histoire de redonner du pouvoir d'achat et de doper la consommation, et aux charges salariales, histoire d'encourager l'emploi.
Mais comme seulement la moitié des citoyens payent des impôts sur le revenu, une telle mesure est peu efficace et prend inévitablement une allure de cadeau aux plus fortunés, surtout si l'ISF est supprimé.
On voit réapparaître la funeste expérience de la loi TEPA de 2007.
La solution ici est de combiner un élargissement des bases d'imposition et, en même temps, de créer un impôt négatif de sorte que les foyers aux revenus les plus modestes voient aussi leur pouvoir d'achat s'améliorer.
Quant aux dépenses, ce qui est annoncé est trop vague pour être crédible.
Ça l'est d'autant mois que l'objectif est, semble-t-il, justifié de manière incorrecte.
Selon les statistiques de la Commission Européenne, qui sont standardisées et donc comparables d'un pays à l'autre, la moyenne européenne est de 43,6% du PIB en 2015, et non 50% comme indiqué par Sarkozy.
La France est à 52,6% et l'Allemagne à 40,9%.
L'objectif d'une baisse de 100 milliards à la fin du mandat, soit 4,5% du PIB de 2015, est donc relativement modeste.
De plus, Sarkozy n'indique pas d'où viendront ces 100 milliards.
Il ne sera crédible que lorsqu'il aura produit une liste chiffrée, destinée à être gravée dans le marbre tout de suite après les élections.
Ça fera grincer des dents mais il est plus que probable qu'une majorité d'électeurs approuveront, c'est toute la leçon de la popularité de Macron.
L'autre chantier intéressant est le marché du travail.
L'idée de sortir des 35 heures par des négociations au sein des entreprises est excellente, tout comme la promesse d'ajuster les salaires mensuels, mais qu'adviendra-t-il de la loi Aubry?
Sarkozy a déjà renoncé à s'y attaquer en 2007, alors qu'il l'avait promis.
Cette fois il n'en dit rien. Ce silence est lourd de menaces.
Envisage-t-il encore de faire alliance avec la CGT? Si c'est le cas, il n'y aura pas de réforme du marché du travail.
D'ailleurs, dans ce domaine essentiel, il manque beaucoup de choses.
On peut citer le contrat unique, destiné à rompre le désastreux chiasme entre CDI et CDD.
On ne voit rien concernant l'unique situation de la France en matière de représentativité des syndicats.
Avec 8% des salariés, en majorité dans le secteur public, ils contrôlent une quantité de décisions cruciales qui concernent toutes les entreprises privées.
Mise à part la suppression du compte de pénibilité, on ne voit rien sur toutes les tracasseries en matière de santé ou de sécurité, ni sur le droit de licenciement qui décourage les embauches.
Il va falloir être plus courageux.
De même, faire passer l'âge de départ à la retraite à 63 ans en 2020 est incroyablement timoré.
En Europe, dans la plupart des pays, on en est à 65 ans, et en route pour 67 ans.
Et puis il y a ces fameux régimes spéciaux qui n'ont pas le moindre début de justification, sinon que la CGT en fait un casus belli.
Cela vaut pour les retraites, mais aussi pour les emplois à vie.
Sur ces questions, on est très loin du compte.
Un bon point pour la dégressivité des allocations de chômage et pour la suspension du paritarisme qui rend toute réforme impossible.
Evidemment, c'est une suspension qui a pour vocation à devenir permanente.
Mais alors, pourquoi ne pas le dire.
Comme quoi la langue de bois reste incontournable, même chez un candidat qui ne trompe personne.
En 2007, Sarkozy avait promis la rupture, et il l'a enterrée dès qu'il s'est assis dans son bureau présidentiel.
Cette fois-ci, il est plus modeste. C'est peut-être un bon signe, une marque de réalisme.
Mais ce peut aussi être inquiétant. S'il ne réalise qu'en partie de ce programme minimum, il n'y aura pas grand chose à l'arrivée.
La dernière chose que l'on souhaite à la France, c'est encore un quinquennat pour rien.

Maudite, l’orthographe française




    Êtes-vous sûr
     
    de ne pas vouloir
     
    de cette réforme

     orthographique ?
     

C'est une réforme qui date de 1990 mais qui suscite moults commentaires aujourd'hui : de nombreuses personnes ne veulent pas voir évoluer leur chère langue française.

Mais n'auraient-elles pas intérêt à ce que quelques modifications y soient apportées ?



    Les talibans rejoignent les faux culs sur la réforme de l'ORTHOGRAPHE


Cette réforme de l'ACADEMIE FRANCAISE dont il est question date de 1990, mais on en reparle aujourd’hui car elle fera son apparition dans les manuels scolaires à compter de la prochaine rentrée.
Le Bulletin officiel de l’Education Nationale daté du 26 novembre 2015 écrit en effet : «L’enseignement de l’orthographe a pour référence les rectifications orthographiques publiées par le Journal officiel de la République française le 6 décembre 1990.»
Pour autant, personne n’est contraint de changer sa manière d’écrire.
Mais compte tenu que plus de 60 % des français n'ont pas une orthographe parfaite, comment peuvent-ils être contre cette reforme à minima ? des faux-culs !

mercredi 3 février 2016

Coût de la suppression de l'Espace SCHENGEN






10 MILLIARDS €UROS





Un rétablissement des contrôles 



aux  frontières au sein de 



« l'Espace SCHENGEN » 


coûterait à notre l'économie de un à 

deux milliards d'euros par an


a court terme et plus 


de 10 milliards 


d'euros par an à plus long terme.

 
Selon ce document réalisé par 

Vincent Aussilloux et Boris d'un  

bureau d'expertise qui travaille po

ur le Cabinet du Premier Ministre  

(recruter 100000 gardes Frontières 

et Douaniers).


 


L'abandon de l'espace Schengen, actuellement mis sous pression par la crise des réfugiés, aurait des conséquences à court terme sur le travail frontalier, le tourisme et le transport de marchandises.

La baisse des recettes touristiques est estimée entre 500 millions d'euros et un milliard d'euros par an.

Ce Cabinet estime par ailleurs que le rétablissement des contrôles aux frontières pourrait réduire les opportunités de travail frontalier.

L'organisme évalue la baisse du nombre de travailleurs frontaliers entre 5.000 et 10.000, avec une perte pour l'économie de 150 millions à 300 millions d'euros, des chiffres qui ne tiennent pas compte des coûts liés à l'accroissement du chômage.

Il y aurait aussi un impact sur les flux de marchandises, chiffré entre 62 millions d'euros par an à l'import et autant à l'export en cas de contrôles réduits des camions aux frontières, et le double en cas de contrôle systématique.

A moyen et long terme, une pérennisation des contrôles d'identité aux frontières aurait des conséquences beaucoup plus lourdes sur le commerce extérieur:

"Le PIB serait dégradé de 0,50% en 2025 par rapport à la situation soit près de 13 milliards d'euros constants et le coût pour l'espace Schengen serait de 0,79 point de PIB au total, équivalant à une perte sèche de plus de 110 milliards d'euros".

Il y aurait aussi un impact "sur les investissements étrangers et les flux financiers, mais ceux-ci restent difficiles à évaluer".

L'espace Schengen est une zone de libre circulation où les contrôles aux frontières ont été abolis pour les voyageurs, sauf dans des circonstances exceptionnelles.

Mais ces derniers mois, face à un afflux de réfugiés parfois incontrôlable, plusieurs Etats membres de l'UE, dont la France, ont réintroduit des contrôles provisoires à leurs frontières.

La semaine dernière, les 28 ont demandé à la Commission de lancer une procédure permettant d'étendre jusqu'à deux ans les rétablissements de contrôles aux frontières intérieures de Schengen, normalement limités à six mois.

mardi 2 février 2016

IPSOS ET LE JDD UN SONDAGE QUI DERAPE ?



Racisme et antisémitisme 

Une enquête de l'Ipsos publiée par le JDD déclenche une polémique.

En cause : la formulation très contestable de certaines questions.

Petit manuel de crispation identitaire en trois étapes :
Prenez la une du Journal du dimanche du 31 Janvier2016, titrée ainsi :
«L’enquête qui inquiète : antisémitisme et peur de l’islam au cœur d’une étude IPSOS.
Ajoutez quelques tableaux sur des préjugés, les juifs, les musulmans, etc,etc.
Mélangez le tout, et vous aurez les ingrédients pour une baston sur les réseaux sociaux, incarnée par ce hashtag du JDD.
L’enquête, publiée par l’hebdomadaire, a été Commandée à IPSOS Par la FONDATION DU JUADAÏSME FRANCAIS, une organisation reconnue d’utilité publique créée en 1974.
La méthodologie est inhabituelle : elle se fonde sur trois panels (grand public, personnes se déclarant juives et musulmanes), interrogés entre juillet 2014 et juin 2015.
L’objectif, au départ, était de mettre en évidence la perception des juifs et des autres minorités par la population française dans son ensemble.
Autre souhait : «Montrer le degré d’angoisse des juifs de France», comme l’explique Brice Teinturier, le directeur général délégué d’Ipsos.
Au fur et à mesure, le champ d’investigation de l’institut s’élargit, pour s’intéresser également à la population «musulmane».
Au risque d’alimenter les clichés et un fort sentiment de stigmatisation.
Un écueil dont était d’ailleurs tout à fait conscient Ariel Goldmann, le Président de la Fondation du judaïsme.
français. Interrogé par le JDD, se defendait : «Cette étude n’est ni accusatrice, ni généraliste […]. Elle est destinée à tous ceux qui veulent combattre les préjugés.» A voir…

Qu’en dit Ipsos ?

Brice Teinturier, le directeur général délégué, balaie tout risque de «stigmatisation».
Au contraire, il estime que cette étude est «très importante pour faire ressortir les fantasmes» des Français, leurs «mécanismes d’ouverture et de fermeture» aux autres. «Il faut mesurer les choses pour les combattre et les comprendre», poursuit-il, regrettant la «focalisation» des médias sur «une question» parmi soixante autres.
Cette question, c’est celle qui interroge les sondés sur les «problèmes (comportements agressifs, insultes, agressions)» qu’ils ont «personnellement rencontré» avec différents groupes au cours de l’année.
Les catégories, proposées par Ipsos, sont les suivantes : personnes d’origine maghrébine, Roms, de confession musulmane, d’origine africaine, de confession catholique, de confession juive, d’origine asiatique.
Les réponses positives vont, dans l’ordre, de 29% (pour les Maghrébins) à 2% (pour les Asiatiques).
Outre son flou autour de la notion de «problèmes», la question fait fi des altercations qui auraient pu avoir lieu avec un individu, mais sans que son origine soit forcément en cause.
Quid, par exemple, d’insultes échangées avec un chauffeur de taxi «d’origine maghrébine» ? Est-il d’abord chauffeur de taxi ou d’abord Maghrébin ?
Teinturier assume : «On pointe des perceptions, pas forcément un phénomène objectif.
Cela dit des choses sur ce que ressentent les Français.»
La question provoque également le malaise en raison de l’absence d’une catégorie pour les personnes «blanches».
Pour l’Ipsos, il semble que la «confession catholique» suffise à les représenter.
Ce qui suscite plusieurs interrogations. Comment «repérer» un individu catholique ?
Un Noir ne peut-il être catholique ?
Enfin, le sondé qui rencontrerait des «problèmes» avec une personne blanche, sans signe visible de religiosité, n’aurait pas la possibilité d’en rendre compte.
Pour Teinturier, encore une fois, c’est voulu : «Il s’agit de mettre en évidence les tensions à l’égard des minorités.»
A ses yeux, il n’y a dans le travail de son institut aucune volonté de grossir le trait des tensions communautaires.
Pourtant, la présentation de certains chiffres laisse songeur.
Ainsi de cette page titrée «Chez les musulmans, un rejet fort de l’homosexualité, de l’athéisme et de l’exogamie».
Si 74% des musulmans interrogés disent qu’ils réagiraient «mal» en cas de mariage d’un de leurs enfants avec une personne de même sexe, la proportion n’est pas aussi forte pour une union avec un ou une athée (48 et 46% de réactions négatives).
On pourrait même noter que 71% des musulmans réagiraient bien si leur fils épousait une catholique.
Une tolérance que ne partage pas l’ensemble de la population française : 56% des personnes interrogées auraient une réaction négative si leur fille épousait un musulman.
«Il n’y a pas que du rejet dans cette étude», précise Brice Teinturier, qui veut croire qu’une partie des réactions négatives exprimées ce week-end viennent en réalité d’un «sentiment respectable» : «C’est l’idée selon laquelle mesurer les réactions de rejet renforcerait les tensions dans la société.»

Comment a-t-on réagi au sein de l’hebdomadaire ?

Difficile de prendre la température après la parution du sondage.
On note que certains collègues, gênés, l’ont remarqué avant la parution.
Un journaliste en colère : «Certains ont commencé à tiquer vendredi.
Mais j’ai l’impression que les chefs du print [l’édition papier, ndlr] n’ont pas réellement pris conscience du problème.» 
Puis : «On n’a eu aucune nouvelles d’eux depuis la publication. Et comme ils ne bossent pas dimanche et lundi, on verra mardi ce qu’ils en disent à la conférence de rédaction.»
Un autre confirme et ajoute : «Ce n’est pas surprenant de la part de la direction, elle décide seule sans consulter l’équipe et n’admet jamais ses erreurs.
Et le comble, on n’a pas de société des rédacteurs pour nous couvrir, elle est en réorganisation.»
De son côté, la direction assume. Patrice Trapier, directeur adjoint de la rédaction, argumente : «C’est un sujet très sensible et on n’aurait jamais publié cette enquête sans la garantie de l’Ipsos, un institut sérieux, et la caution des chercheurs.
On n’avait aucune arrière-pensée, on voulait montrer les préjugés.» Il ajoute : «En interne, ça a discuté, mais tout a été fait très en transparence. Certains résultats de l’étude ne font pas plaisir, mais c’est surtout la communauté journalistique qui a réagi sur Twitter. Pour moi, il n’y a pas eu d’erreur du JDD.»

D'après les commentaires et analyses de S MOUILLARD et R LAÏRECHE