jeudi 31 décembre 2015

31 DECEMBRE 2015






Il a fait 



entre 0 et 2 degrés





au Pôle Nord hier !




C'est 20 degrés au 



dessus



de la normale.





BONNE ANNEE




2016

mardi 29 décembre 2015

UNE GEOGRAPHIE DE LA MISERE ORGANISEE




Terroristes français

une géographie sociale accablante




De Mohamed Merah à Amedy Coulibaly en passant par les frères Abdeslam, ces jihadistes viennent de communes pauvres et surtout de zones urbaines sensibles.

De l’«apartheid social» après les attentats de janvier, «aucune excuse sociale, sociologique et culturelle» après ceux de novembre, le Premier ministre a balayé le champ des questions posées à la nation par les attentats de 2015.
Mais, s’il ne faut pas pardonner, il reste à expliquer et là, le désarroi est grand.
Mais, il y a un domaine dans lequel on dispose déjà de toutes les connaissances nécessaires pour mesurer son rôle dans ce terrorisme contemporain : les insuffisances de la cohésion sociale française et les échecs de l’action publique en direction des couches populaires. Cela fait trente ans que les chercheurs ont montré les erreurs de deux de nos politiques publiques



1) une éducation nationale dont le but stratégique reste de sélectionner l’hyper-élite, celle des grandes écoles, au lieu de se consacrer, prioritairement, aux enfants déclassés et qui se trouvent être souvent issus de familles musulmanes.
2) un urbanisme qui concentre des populations de bas niveau social dans des territoires désormais trop vastes pour pouvoir être améliorés par les seuls élus locaux. Les interactions de ces deux erreurs rajoutent à la difficulté : les collèges, qui concentrent l’échec scolaire, réduisent d’autant l’attractivité des quartiers populaires.
Ces choses, pourtant connues, ne cessent de s’aggraver car leur présence dans les discours politiques est inversement proportionnelle aux actions engagées. Il est probable que ces attentats de 2015 et le terme d’«apartheid» provoqueront, in fine, le même désintéressement social qui avait suivi les émeutes de 2005, une fois les émois médiatiques éteints. Ce ne sont pas les mesurettes des ministres de l’Education nationale successifs qui y répondront ; l’enjeu urbanistique ne se chiffre pas en centaines de millions d’euros (plan Valls) mais en centaines de milliards ; l’action ne saurait porter sur les deux ans qui nous séparent de la prochaine élection mais sur les deux décennies qui viennent.
Car, il va bien falloir voir les cartes en face.
Bien sûr, on ne peut réduire la complexité du terrorisme à une cause unique ; bien sûr, on ne peut réduire l’inscription territoriale d’une personne à son seul domicile.
Pour autant, ce que la presse nous apprend de la résidence de ces jeunes gens est sidérant dans sa récurrence : la presque totalité des assassins de 2015 sont issus des quartiers de la politique de la ville. Mohamed Merah venait des Izards en langage clair, il s’agit d’une des zones urbaines sensibles (ZUS) de Toulouse ; Amedy Coulibaly de la Grande Borne une ZUS de Grigny (Essonne) ; Ismaël Omar Mostefaï du quartier du Canal la ZUS de Courcouronnes (Essonne) ; Foued Mohamed-Aggad du quartier HLM de Wissembourg, en passant par la Meinau lisez ZUS Canardière Est de Strasbourg tout comme la demi-douzaine de ses amis qui étaient partis en Syrie avec lui. Hasna Aït Boulahcen habitait tantôt chez sa mère, à la Cité des 3 000 dans la ZUS de la Rose-des-Vents d’Aulnay-sous-Bois - tantôt chez son père, à la cité Maroc de Creutzwald, en Moselle, qui est également une ZUS.
Mehdi Nemmouche vient du quartier des Trois-Ponts une des ZUS de Roubaix.
Fabien Clain a vécu plusieurs années dans le quartier du Mirail ZUS La Reynerie-Bellefontaine de Toulouse.
Et, quand le meurtrier de Villejuif, Sid Ahmed Ghlam, arrive d’Algérie, il s’installe dans le quartier du Vert-Bois à Saint-Dizier (Haute-Marne) une ZUS, vous aviez deviné.
Les quelques autres ne viennent pas de ZUS mais de communes pauvres dans leur ensemble : Epinay-sur-Seine et Saint-Denis pour le logeur Jawad Bendaoud, Drancy pour Samy Amimour.
L’adresse des frères Kouachi est parisienne, au 156 d’une rue, celle d’Aubervilliers, qui jouxte la ZUS Curial-Cambrai.
Enfin, côté Belgique, les frères Abdeslam et leurs cinq complices viennent de Molenbeek, qui est une commune populaire de l’agglomération de Bruxelles.
Ces territoires sont nettement plus pauvres non seulement que l’agglomération mais aussi que la commune dans laquelle ils se trouvent. Inutile de dire qu’ils sont bien plus pauvres que la moyenne nationale.
Il faut aller plus loin. Si leur déculturation a pu faire de Français des nihilistes radicaux, le processus touche de bien plus larges parties de notre jeunesse.
Au-delà de quelques milliers d’islamistes, cette déculturation concerne sans doute des centaines de milliers de jeunes Français de souche.
Cela se traduit, quelquefois, par l’islamisme, plus souvent par l’anomie, la drogue, la délinquance, le banditisme, la marginalité.
Les attentats nous révèlent quelque chose de l’islamisme ; à son tour, l’islamisme nous révèle quelque chose de plus profond sur la jeunesse française et, on l’a vu avec les élections régionales, sur son attirance pour le Front national appel désespéré à un ordre social chaotique mais dans lequel ils ont l’illusion de pouvoir trouver une place.
L’entraîneur d’un des complices des tueurs du Bataclan le disait amèrement : «Je ne sais pas si les autorités réalisent ce qui se passe dans les quartiers où le "vivre ensemble" n’existe pas.
Nous avons des jeunes à la recherche d’une identité, de valeurs à un âge où ils sont particulièrement vulnérables.
Mais on ne les aide pas. Je suis étonné de voir les autorités mettre en place un tel déploiement de force actuellement sans se préoccuper du problème à la racine.
P BECKOUCHE chercheur en sociologie à la Sorbonne

Cette géographie s'entend à tout l’Extrême Orient et au Maghreb ou DAECH est comme un poison dans l'eau !!!

Toujours inapplicable, mais…




AVEC + de 90 %

D'OPINION FAVORABLE

la déchéance de nationalité

est donc majoritaire chez les Militants 

Socialistes


Notre PRESIDENT et Manuel Valls ont donc vu juste ?


le Premier ministre, en bon politique avait raison en affirmant, 
lundi dans une tribune sur Facebook, que sa proposition 
d’étendre la déchéance de nationalité aux binationaux nés en 
France «recueillait une très large adhésion parmi les Français»  
et donc de militants socialistes ?


Depuis mercredi, jour de la confirmation par le couple exécutif de son intention d’inscrire dans la Constitution la déchéance de nationalité pour les terroristes - tout en incluant ceux nés sur le sol français -, la planète socialiste semble tourneboulée.
Mais si Benoît Hamon, Martine Aubry et, de façon moins attendue, Julien Dray puis Jean-Marc Ayrault se sont prononcés farouchement contre cette initiative, les militants socialistes interrogés par Libération paraissent beaucoup moins tiraillés.

Les volte-face de l'exécutif

16 novembre François Hollande s’adresse aux parlementaires réunis en Congrès.
Il annonce plusieurs mesures dont la «déchéance de nationalité» pour tout individu responsable d’actes terroristes. «Il faut pouvoir le déchoir même s’il est né français, dès lors qu’il bénéficie d’une autre nationalité», affirme le chef de l’Etat.
18 décembre François Hollande laisse entendre à des visiteurs que l’idée d’étendre la déchéance aux binationaux nés en France est abandonnée.
22 décembre La ministre de la Justice, Christiane Taubira, annonce, sur une radio algérienne, que le projet de révision constitutionnelle «ne retient pas» l’extension de la déchéance de nationalité ( au nom de sont inutilité et de la mise mal de nos nombreuses Conventions Internationales que nous avons ratifier).
Les sondages tombent et tous donnent les même chiffres +90 % des français sont pour !
23 décembre La «déchéance» figure bien dans le texte présenté en Conseil des Ministres. Indignation et hostilité de nombreuses associations et personnalités.
27 décembre Dans le JDD, Manuel Valls affirme qu’«une partie de la gauche s’égare au nom de grandes valeurs» en oubliant le peuple.



Maintenant laissons le processus législatif se poursuivre, cela va être un grand moment de pédagogie républicaine et de vraie démocratie, les deux assemblées doivent d'abord approuver le même texte à la virgule près, puis l'approuver à la majorité des 3/5ieme par le CONGRES...Ou un référendum ...



D'après un texte de N RAULIN, L PEILLON, R LAÏRECHE

dimanche 27 décembre 2015

C'est l’État d'Urgence pour la protection a l'enfance.



Notre protection de l'enfance

 est à bout de souffle

 


Travailleurs sociaux, magistrats et avocats 

tirent la sonnette d'alarme

Les dispositifs d'accueil des mineurs en 
difficultés sont saturés. Les professionnels, 
travailleurs sociaux, magistrats, avocats, 
demandent des états généraux…


Ils ou elles sont magistrats, avocats, travailleurs sociaux ou psychologues et ont décidé de rassembler au-delà des appartenances syndicales pour déclarer un autre état d'urgence.
Le collectif de Haute-Garonne vient d'envoyer une lettre au conseil départemental, à l'agence régionale de santé (ARS) et à la protection judiciaire de la jeunesse pour demander des états généraux autour de la grande misère des dispositifs d'accueil des mineurs, qui sont débordés et saturés, faute de moyens en adéquation avec les besoins sur le terrain.
«Les nombreux mineurs qui bénéficient d'une décision de placement administratif ou judiciaire, attendent jusqu'à huit mois leur prise en charge, indique le collectif.
Ils sont trimballés de lieux provisoires en lieux provisoires ou accueillis dans des services, qui ne correspondent pas au suivi nécessaire.
Les places ne sont pas adaptées à leur situation, on bidouille».
Enfants victimes de maltraitances voire d'abus sexuels dans leur famille, adolescents en rupture ou souffrant de troubles psychologiques… la réalité de la protection de l'enfance est multiple.
Ils sont près de 3 000 mineurs concernés en Haute-Garonne et fragilisés par des délais devenus insupportables.
«Nombre d'entre eux sont obligés de rester dans leur milieu familial alors même qu'il a été jugé dangereux», dénoncent les professionnels.
Plus de 200 dossiers sont aujourd'hui en panne dans des «tuyaux» institutionnels de plus en plus complexes.
«Le lien n'est pas fait entre les différents intervenants, il faut une meilleure coordination et pour cela il faut que les pouvoirs publics fassent un vrai bilan chiffré des besoins et des manques», souligne le collectif.
En pointant des moyens humains et matériels complètement dépassés et le cloisonnement des services.
«Il y a 700 familles d'accueils qui peuvent accueillir chacune trois enfants voire quatre avec une dérogation, mais ce n'est pas suffisant. Nous n'en avons pas assez».
Parmi les récriminations des professionnels, il y a aussi la lourdeur administrative qui les oblige à remplir des tonnes de dossier pour justifier d'une situation et qui paralyse toute la chaîne.
«Le système est incohérent, explique Virginie Baffet-Lozano, vice-procureur au parquet des mineurs de Toulouse, et membre du syndicat de la magistrature.
On se retrouve avec des décisions de juges, soit un suivi d'éducateur, soit un placement du mineur, qui ne peuvent pas être appliquées avant des mois.
Et nous sommes dans une problématique humaine qui ne supporte pas de délais».
Au bout du compte, l'inadaptation du dispositif d'aide à l'enfance est encore plus coûteux pour la collectivité, estime les travailleurs sociaux avec «des passages à l'acte suicidaires, des conduites addictives, des hospitalisations, ou des incarcérations»…
Il y a vraiment urgence.
Virginie Baffet-Lozano, vice-procureur au parquet des mineur



samedi 26 décembre 2015

Préférence Nationales





Le combat contre les mirages

de la
 
préférence nationale
 

doit aussi se mener sur le terrain 

des imaginaires.



Voici deux versions du même conte russe.
 
Dans la première, différents animaux de plus en plus gros, de la souris à l’ours, se glissent dans une moufle abandonnée dans la neige ; chacun à son tour demande la permission d’entrer à ceux qui l’ont précédé, ceux-ci se concertent, hésitent, puis acceptent de se serrer pour laisser entrer le nouvel arrivant transi. Même l’ours parvient ainsi à se blottir dans la moufle aux coutures distendues. Jusqu’à ce que se faufile, sans se faire remarquer et sans demander la permission, une petite fourmi : la moufle alors trop pleine explose, et les animaux se dispersent tristement sur la neige inhospitalière, chacun pour soi à la recherche d’un nouvel abri. Dans la seconde version du conte, c’est une cabane dans la forêt qui accueille successivement des animaux de plus en plus gros en quête d’un abri ; malheureusement, l’ours est trop lourd, et sans le vouloir, il fait tout s’écrouler. Mais l’histoire ne s’arrête pas là : l’ours promet de réparer la cabane, et tous les animaux se mettent au travail avec lui pour en reconstruire ensemble une plus belle et plus grande qui sera vraiment leur cabane à eux tous.



La campagne pour les régionales l’a montré, la politique migratoire comme thème politique est affaire de représentations autant que d’expertise.
Ce n’est pas d’abord un débat d’experts éventuellement en désaccord sur la capacité d’absorption, économique ou culturelle, des sociétés européennes ; c’est un débat d’imaginaires.
Et un conflit de représentations morales, entre ceux qui estiment qu’on ne peut pas se barricader en laissant mourir à nos portes des gens qui n’ont pas où vivre, et ceux pour qui n’avoir pas la force de fermer nos frontières, c’est trahir nos concitoyens à qui doit aller notre considération prioritaire.
L’activation d’un imaginaire de pénurie, dont le discours politique d’extrême droite a toujours fait un large usage pour parler d’emploi, de protection sociale, de logement ou de santé, offre une forte résonance à l’argument de la «préférence nationale», avec ses variantes contextualisées, la préférence culturelle ou religieuse : s’il n’y a pas assez pour tout le monde, argumente-t-il, il faut réserver les rares ressources disponibles en priorité pour «les nôtres». Cette logique est celle de la solidarité restreinte, et elle a pour elle en apparence un solide terrain moral : si la nourriture manque, ma responsabilité ne me pousse-t-elle pas à nourrir d’abord ma famille, ensuite mes voisins, mes amis, mes concitoyens ou mes coreligionnaires, mes alliés, et ainsi de suite, par cercles concentriques, jusqu’à remplir mes responsabilités envers l’humanité tout entière ? On le voit, dans cette représentation de la solidarité préférentielle, adossée à une lecture échelonnée de la responsabilité morale, le cercle de l’Europe et celui du reste du monde viennent loin derrière : qu’on ne me demande pas d’affamer mes enfants, qui sont mes vrais «prochains», pour partager avec des «lointains» qui ne me sont rien, quand bien même le spectacle de leur souffrance peut m’émouvoir. Si l’on ne peut pas sauver, aider ou protéger tout le monde, il n’est plus temps de disperser sa sollicitude, prétend sous couvert de «réalisme» le discours d’extrême droite : «nous d’abord».
Et ce discours séduit sans avoir forcément besoin de mobiliser explicitement des réflexes racistes.
Ainsi, combattre la morale de la «préférence nationale» en dénonçant l’égoïsme ou l’immoralisme de la solidarité restreinte a peu de chances d’être efficace : car l’argument touche à la dimension affective et relationnelle de nos réflexes moraux. Et à une définition de la nation comme communauté d’intérêts que l’Etat a vocation à protéger, à commencer par le plus important, la sauvegarde de ses membres.
Mais la «préférence nationale» comme slogan politique peut être déjouée par deux autres biais.
Le premier consiste à lutter contre la prévalence de l’imaginaire de la pénurie, qui produit des effets si contre-productifs en économie. Expliquer que l’immigration crée des emplois, de la croissance et des ressources, plutôt qu’elle n’en ponctionne, c’est bien sûr ce à quoi s’emploie le discours d’expertise économique, mais ce travail n’est pas à mener seulement sur le terrain des démonstrations rationnelles. Il y a aussi un combat des imaginaires. Car ce qui contribue le plus à enfoncer dans la pénurie réelle, c’est la croyance à la pénurie, et la résignation au rationnement des ressources existantes. La crainte de la pénurie est une représentation du monde qui produit des effets sur l’imaginaire collectif, entérine la nécessité du conflit ou même de la concurrence pour la survie pour valider une éthique dérogatoire et transgressive.
Et, c’est le deuxième biais pour déjouer la séduction du «nous d’abord». Qui est le «nous» du «nous d’abord» ? L’extrême droite offre une appartenance en intention à une communauté imaginaire adossée à un mécanisme d’exclusion et de solidarité restreinte à géométrie variable. Vous dites «nous», et vous croyez que «nous», c’est vous, vous et les vôtres, mais le «nous» est constamment réexaminé, constamment re-trié, re-filtré, par ceux qui l’emploient contre les autres : le meilleur «nous» de la préférence nationale, c’est la préférence ethnique, mais l’indétermination d’une ouverture affichée permet de faire du nous un instrument de séduction et de terreur. Il y a toujours «moins français» que soi. Et toujours aussi «plus français» que soi.
Davantage, la logique utilitariste sous-jacente de la préférence nationale, pour laquelle il n’y a de bonne immigration qu’une immigration triée sur le volet pour son utilité pour l’économie française, rouvre l’examen en légitimité des occupants déjà là. Toutes les places déjà prises sont-elles bien attribuées ? Ne devrait-on pas refaire le tri parmi ceux qui ont déjà été acceptés ? S’il n’y a pas assez pour tout le monde, si l’on croit que «plus on est nombreux, moins on mange», ne faudrait-il pas - et ce, régulièrement - recentrer les trop rares ressources sur le noyau dur, les quelques-uns qui le méritent vraiment ?
Et l’on retrouve là l’effet retour du débat sur le tri migratoire : au nom de quoi, en somme, a-t-on «droit à» telle ou telle ressource rare et précieuse - nationalité, asile, prestation sociale, logement, assurance chômage, etc. ? Au nom d’une identité, d’une cotisation fiscale, du partage d’une histoire commune ? Et ceux qui n’appartiennent pas assez à mes yeux ? Et ceux qui n’ont pas cotisé ? Et ceux qui ne méritent pas d’être aidés ? Sans parler de ceux qui mériteraient davantage et ne reçoivent rien ? Chacun d’entre nous, s’il met le nez dans le tri, ne serait-il pas tenté de remettre de l’ordre dans cette appartenance nationale ? Logiques indéfiniment délétères…
Quatre leçons, donc, du double conte, en guise de conclusion politique. Un, la fourmi doit demander l’autorisation d’entrer aux occupants déjà réfugiés dans la moufle, même si la moufle ne leur appartient pas plus à eux qu’à elle : la nation n’est pas un titre de propriété, c’est un ensemble de réfugiés déjà là, qui, au titre de leur histoire déjà partagée, peuvent prendre des décisions sur leur avenir commun. Deux, une fois qu’on est entré dans la nation en en partageant l’existence commune, on en est, avec les mêmes droits que les autres. Trois, la rupture du pacte social fait exploser le «vivre ensemble», en son sens le plus radical, puisqu’elle a pour effet immédiat de persuader les compagnons de refuge qu’ils n’avaient rien à faire ensemble de toute façon : chacun repart solitaire dans la neige en quête d’un nouvel abri, alors même qu’ils partageaient le même jusque-là. Quatre, tous ceux qui demandent le droit d’entrer en respectant toutes les règles du jeu sont les bienvenus : bien sûr, ce n’est pas sans risque, la maison n’est pas à l’abri de la destruction.
Mais la magie du conte fera le nécessaire pour faire grossir la moufle - la magie du conte, ou le cercle vertueux d’une économie de croissance dans laquelle ce n’est pas «plus on est nombreux, moins on mange», mais «plus on est nombreux, plus on produira à manger».






jeudi 24 décembre 2015

Inapplicable






DECHEANCE DE LA 




NATIONALITE FRANCAISE




AUX BINATIONAUX NES 




FRANCAIS



Pour faits de terrorisme !



Cette mesure est inapplicable car 


les conséquences de cette 


déchéance seront en contradiction 


avec des Conventions 


Internationales que nous avons 


signées.


Elle serait emblématique puisqu' elle a déjà 

existé à une période noire et peu glorieuse de 

notre longue histoire … que j'aimerais oublier, 

mais celle-ci se répète et nous n'en apprenons 

rien au fil des ans.



Graver cette déchéance dans le 

marbre de notre constitution serait 

une tache indélébile sur ce que

nous avons été et sur ce que nous 

serons à l'avenir.


frédéric Garcia

Réponse de SOS St SULPICE 


 
LA DECHEANCE DE NATIONALITE
 

sera bien inscrite dans le


PROJET


DE REVISION 



CONSTITUTIONNELLE



Ce n'est qu'un projet !


Et le congrès doit la ratifier 

par une majorité des 3/5ieme….
 
Pour que celle-ci soit inscrite dans

  
NOTRE CONSTITUTION.


Dans l'instant d'émotion par sondages, une 

majorité de l'opinion plébiscite cette mesure.


C'est aux représentants dont nous nous sommes doté,

de dire le droit pour les générations futures… 

en adéquation avec notre devise nationale



LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE

Gilles BERTIN

 

VOEUX




JOYEUSES FÊTES

vendredi 18 décembre 2015

Compétences des Conseils Régionaux






LE CONSEIL REGIONAL



Le conseil régional est une assemblée 
délibérante qui définit les politiques de la 
région et vote son budget. Ses compétences 
ont  été renforcées dans le cadre de la réforme 
territoriale adoptée en juillet 2015 et de la loi 
de modernisation de l’action territoriale de 
janvier 2014.

Voici ce qu’il faut savoir de son 

fonctionnement et de ses attributions:


FONCTIONNEMENT


+ A l’issue des élections régionales, les conseillers régionaux élisent un président du conseil régional pour la mandature (6 ans) et une commission permanente. Des vice-présidents sont ensuite élus au sein de cette commission. Ils composent avec le président et l’exécutif de la région.
+ Le président prépare et exécute les délibérations du conseil, gère le patrimoine et dirige l’administration régionale.
+ Le conseil régional se réunit publiquement au moins une fois par trimestre, selon un ordre du jour déterminé.
+ L’effectif du conseil varie selon la population des régions. Le nombre de conseillers ne changera pas avec le passage de 22 à 13 régions métropolitaines le 1er janvier 2016. Il sera pour chaque nouvelle région égal à l’addition des effectifs du conseil de chacune des anciennes régions fusionnées. De 209 en Ile-de-France à 41 en Guadeloupe.


COMPETENCES
+ La loi NOTRe (Nouvelle organisation du territoire de la République de juillet 2015) a renforcé le pouvoir des régions au détriment des autres collectivités territoriales.

+ La région dispose désormais d’une compétence exclusive en matière économique.
Elle élabore un schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation. Seule collectivité à pouvoir leur accorder des aides directes, elle est chef de file du soutien aux entreprises.

+ La région gère les ports et les aéroports, infrastructures nécessaires au développement économique et à l’emploi.

+ Elle joue un rôle de premier plan dans la formation professionnelle (apprentissage, reconversion). Elle s’occupe de la formation des chômeurs, des travailleurs sociaux et des professions paramédicales.

+ Transports : La région est responsable de l’organisation des transports collectifs routiers, y compris scolaires, et ferroviaires, en dehors des agglomérations.

+ Enseignement : Elle est chargée des lycées publics (construction, entretien, équipement et fonctionnement). Elle recrute et rémunère les personnels non enseignants et peut organiser des services de restauration scolaire, des aides aux lycéens, et attribuer des bourses aux étudiants. Dans le domaine de la recherche, la région finance en particulier les thèses de doctorat.

+ Culture : La région est responsable de l’organisation et du financement des musées régionaux et de la conservation des archives. Elle peut accorder des subventions aux associations du secteur, pour développer des festivals ou des manifestations de prestige.
+ Sport : La région peut soutenir les clubs et associations et assurer l’entretien ou la construction des équipements sportifs.



En revanche, la région ne s’occupe pas de :

+ Sécurité: la région n’a aucune compétence dans ce domaine, gérée par l’Etat, les communes et les départements, comme l’indique un tableau consultable sur le portail de l’Etat au service des collectivités : http://www.collectivites-locales.gouv.fr/files/files tableau_repartition_competences_valideCILapublier.pdf

La question a pourtant largement agité la campagne, notamment en matière de gestion des flux migratoires en Nord/Pas-de-Calais/Picardie.





jeudi 17 décembre 2015

Populisme (un facisme light)






D . TRUMP

PRESIDENT DES USA

avec d'autres présidents populistes 

de l'UE pour 2017

 
N'auront aucun srupule à nous mener vers une
 guerre de civilisation afin de faire un génocide 
des musulmans avec l'arme atomique, afin de 
réduire au maximum leurs pertes humaines.

Que devons nous faire pour faire obstacle àcette contre barbarie qui ne
 pourra que mener à la perte de notre civilisation qui tendait vers un 
 humanisme universel ?

mercredi 16 décembre 2015

Un gouvernement FN au lendemain des présidentielles de 2017



 

C'est ce que veulent les 7 millions de

 votants FN de dimanche dernier…



Le coup de force du gouvernement FACISTE de Pologne,

  Sa dérive autoritaire après le retour au pouvoir du parti

 conservateur et eurosceptique de Jaroslaw Kaczyński.

 

Envoie une onde de choc en Europe.


Martin Shultz, le président du Parlement européen, qui évoque, lundi, un « coup d’Etat » en Pologne. 
 
La Fédération européenne des journalistes s’inquiète de l’adoption d’une nouvelle législation muselant la presse. Comme la Hongrie de Viktor Orban et de son parti le Fidesz, la Pologne, sous le parti Droit et Justice (PiS, Prawo i Sprawiedliwość), un parti conservateur et eurosceptique, est peu à peu en train de s’accaparer tous les leviers du pouvoir.

Kaczyński s’en prend à la Cour constitutionelle

Après l’arrivée à la présidence d’Andrzej Duda, en août dernier, le PiS, dirigé par Jaroslaw Kaczyński qui est souvent considéré comme un faciste, a obtenu en octobre la majorité absolue à la Diète en remportant 242 sièges sur 460 .
Et désormais Jaroslaw Kaczyński tente de saper l’action de la Cour constitutionnelle qu’il accuse de couvrir « d’énormes abus ».
Le leader politique, à l’issue d’une manifestation de ses partisans, a même parlé de détournement de plusieurs milliards de zlotys par la classe politique que la cour tenterait de protéger.
Selon le décompte de l’AFP, quelque 20.000 manifestants ont participé, dimanche, à cette marche organisée à l’occasion de la 34ème commémoration de la proclamation de l’Etat d’urgence en Pologne par le général Jaruzelski et l’arrestation de Lech Walesa et de toute la direction de Solidarité.
La veille, une manifestation de l’opposition de droite et de gauche avait réuni à Varsovie quelque 50.000 personnes, selon la mairie.
Ce bras de fer fait suite à des tentatives des deux grands partis polonais le PiS et la Plateforme civique (battue aux dernières élections) de faire nommer des juges proches de leurs positions.
Mais même si ces tentatives ont été abandonnées, Jaroslaw Kaczyński accuse la cour de vouloir tout faire pour empêcher l’application de son programme électoral.
Un programme très proche de celui défendu par Viktor Orban .
Le PiS fait d’ailleurs souvent référence au Premier ministre hongrois.

La presse particulièrement dans le colimateur


« Le PiS est un parti qui n’aime pas les corps intermédiaires et les contre-pouvoirs, surtout les institutions présumées politiquement neutres, comme la Cour constitutionnelle, la Banque centrale ou la Cour des Comptes », avait affirmé Jacques Rupnik, chercheur au Ceri-Sciences Po, dans une interview diffusée par le portail d’information « Toute l’Europe » en octobre dernier.
La presse est d’ailleurs particulièrement dans son collimateur.
Il est vrai qu’elle est en Pologne nettement plus indépendante que dans les autres pays d’Europe de l’Est.
« Il y a une société civile très attachée aux libertés et à l’orientation européenne », soulignait-il.
D’ores et déjà, les déclarations du social-démocrate allemand Martin Schultz ont suscité la colère du gouvernement polonais.
La présidente du Conseil des ministres, Beata Szydlo, a immédiatement affirmé que le parlementaire européen devait des excuses à la Pologne.
Quant à la fédération européenne des journalistes, elle s’inquiète du projet, annoncé par le ministre de la Culture et vice-Premier ministre Piotr Glinski, d’un projet de loi qui devrait être adopté d’ici deux mois, visant à transformer les médias publics « en institutions culturelles nationales ».
En tout cas, de la Hongrie à la Pologne en passant par la France et l’Italie, la montée du populisme se fait sentir dans toute l’Europe.
D'aprés un texte de Jacques Hubert-Rodier


mardi 15 décembre 2015

Neutralité republicaine !







Le FN


AVEC SES 7 MILLIONS DE 


VOTANTS



Va poser des problèmes dans les entreprises

 exportatrices.



Comment conserver des collaborateurs racistes

lorsque plus de 40 % de leur CA part dans des

pays à majorité musulmane ou colorée ?


Et l’État qui se retrouve avec un million de

fonctionnaires raciste et qui est favorable à 

une certaine descrimination sociale.



Très préocupant lorsque cela concerne des 

membres des forces de l'ordre, des militaires 

ou de la justice !

mercredi 9 décembre 2015

Paris COP 21 2015


COP 21

Les conférences climat un véritables espaces démocratiques ?


Formellement, oui, sous une forme trompeuse.
A priori, oui, ces conférences sont le plus grand espace démocratique au monde,
où 195 pays ont une voix égale, où l’on peut croiser des militants du climat, des activistes du développement, des populations autochtones victimes du changement climatique, des firmes, venus du monde entier.


Il y a à la fois ceux qui veulent sauver la planète et ceux qui la détruisent.
C’est troublant de voir que cette extrême minorité parle au nom de milliards d’êtres humains.
Encore plus perturbant de comprendre qu’évidemment, la proximité compte moins que le pouvoir…
Et le pouvoir, on sait où il est : dans les mains des multinationales et d’Etats qui défendent leurs intérêts plus que l’intérêt général.
Il est dans les mains de firmes comme Exxon, le pétrolier américain, qui tirent les ficelles des marionnettes républicaines majoritaires au Sénat US et qui ne veulent rien entendre d’un accord vraiment contraignant pour limiter l’impact du changement climatique.
Naomi Klein

mardi 8 décembre 2015

LE GACHIS DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR



 

Que faire des recalés au concours

d'entrée Fac de Médecine ?



Car il ne faut pas se leurrer, c'est bel et bien un concours puisqu'il existe un numérus clausus
Qui ne retient que 20 % des meilleurs

Ils sont encore donc 80% à échouer à l'issue de leur première de

année d'études de santé.

Un gâchis qui dure depuis plus de 40 ans et dont les doyens des facs de

médecine pointent régulièrement l'abbération, ce weekend ils ont reitéré leurs

recommandations : l'obligation d'ouvrir le champ des études pour l'éviter à

l'avenir.

Que faire des recalés des études de médecine ?




«Ce n’est pas un franc succès.» Le professeur Jean-Pierre Vinel, qui préside la conférence des doyens des facultés de médecine, a le sens de la litote.
Ce week-end, lors de la 3e rencontre, lui et ses confrères ont dressé, de façon quasi unanime, le même constat.
La réforme de la première année de médecine, aujourd’hui ouverte à toutes les professions médicales, avec l’instauration du concours de la Paces (Première année commune des études de santé), tourne à la bérézina.
«Avant, il y avait 90% d’échecs en première année, maintenant c’est 80%. On n’en peut pas parler de triomphe, note Jean Pierre Vinel.
Et au final ceux qui sont reçus ont la plupart du temps le même profil : bac S avec mention très bien.
Or, un profil quasi uniforme des candidats reçus, ce n’est pas souhaitable.»
Un constat sévère qui pointe l’effet d’étranglement de ces premières années de médecine qui fabriquent donc, encore aujourd’hui, quatre fois plus d’échecs que de succès.
De fait, l’équation n’est pas simple. Nul ne conteste le fait qu’il faille contingenter le nombre des futurs médecins, dentistes, kiné, sages-femmes, etc.
En même temps, nous sommes dans un système où tout bachelier peut s’inscrire en première année.
«La question de l’orientation est aussi de notre responsabilité, explique Jean-Pierre Vinel. Nous ne pouvons pas dire "on garde les 20% des meilleurs.
Quant aux autres ? On s’en moque."»
Comment donc, éviter ce gâchis ?
Ladite conférence des doyens plaide pour l’instauration d’une épreuve dès le mois d’octobre de la première année.
«On le voit très vite, On le sait, un étudiant qui n’est pas en marche un mois après la rentrée a accumulé trop de retards, il ne sera pas reçu.» 
Or, actuellement le premier examen a lieu en décembre ou janvier, et il peut permettre de réorienter sans attendre la fin de l’année les 13% de jeunes les plus mal classés.
 «Mais c’est tardif. On doit arriver à mettre en place une détection précoce pour les aider ensuite à se réorienter le plus tôt possible, vers d’autres filières. Il faut que l’on développe des passerelles sortantes, que ces jeunes ne se retrouvent pas sans rien.»
Parallèlement, les doyens mettent en avant la nécessité d’ouvrir les études de médecine, et en finir avec ce profil trop systématique d’étudiant «très bon élève et très scientifique».
Encore aujourd’hui, il y a très peu de passerelles qui permettent à des étudiants ayant commencé un autre cursus de bifurquer ensuite vers la médecine : la plupart du temps, ils doivent tout reprendre à zéro.
«Il faut diversifier le recrutement», insiste le professeur Jean-Pierre Vinel. Depuis un an, quelques facultés (dont celle de Bobigny) autorisent ainsi des étudiants en licence ou master à entrer directement en deuxième année de médecine, après examen de leurs notes, entretien et un enseignement de complément. A terme, la fac de Bobigny souhaite même réserver 30% de son numerus clausus aux étudiants hors Paces.

«Ne pas se désintéresser des exclus»

Autre problème évoqué : la répartition des médecins, une fois formés, sur le territoire.
«Le numerus clausus est inadapté pour résoudre cette difficulté», selon Jean-Pierre Vinel.
Les doyens d’université préconisent un assouplissement des règles, en décidant par exemple du numerus clausus d’une université en fonction de ses capacités de formation, notamment pratiques.
Elles sont, ainsi, bien plus élevées en région parisienne et dans le Sud que dans d’autres villes qui bénéficient pourtant d’un numerus clausus supérieur, rapporté au nombre de candidats.
«On sait que les médecins circulent, et une partie d’entre eux va changer de région en fonction de leur rang de classement à l’internat, en fin de sixième année», note Jean-Pierre Vinel.
Lui-même se montre favorable à l’affectation des jeunes diplômés dans des territoires désertés par les médecins, pendant quelques années. «Notre système reste rigide, et trop brutal, conclut le patron des doyens. Certes on doit former de bons médecins, et c’est le cas, mais on ne doit pas se désintéresser des exclus.»
d'apres un texte de Eric Favereau


Il faut absoluemen trouver une solution a ses echecs qui se retrouvent dans tous les cursus que propose nos facultées :

L'instauration d'une année sabbatique et de preparation au études superieurs est a inventer :

Elle commencerait par 6 mois de liberté au choix de chacun, et de 6 mois de prépas avec des examens d'aptitudes d'entrée dans des filières afin de bien afinées et confirmées ses choix