mardi 28 juillet 2015

le jour de la libération fiscale


Leur petite fête nationale

C’est le marronnier des 
 
Capitalo-libéraux Débridés
 
qu’ils ont eux-mêmes créée,
 
et 
 
dont ils se repaissent jusqu’au 

ridicule.
 
Comme chaque année en été, un pseudo institut 
économique, relayé en exclusivité par la presse 
de droite, célèbre ainsi «le jour de la libération
 fiscale», date censée illustrer de façon 
symbolique le moment de l’année où le
  contribuable français cesse de «travailler pour l’Etat».
Et où il peut enfin disposer pleinement de ses
 revenus. Concrètement, la date est déterminée
 en prenant en compte le taux d’imposition d’un
 salarié moyen (57%), et en reportant ce
 pourcentage au calendrier annuel. 
Un concept où la manipulation idéologique le
 dispute à la malhonnêteté méthodologique.


Selon l’institut Molinari, le jour de la libération fiscale aura donc lieu, en France, ce mercredi 29 juillet, soit un jour plus tard qu’en 2014.
L’Hexagone, surtout, serait très mal classé par rapport à ses voisins, notre «libération» intervenant au deuxième moment le plus tardif de l’année, une semaine seulement avant la Belgique (6 août). Viennent ensuite, et donc avant nous, la Grèce (14 juillet), l’Allemagne (10 juillet), l’Italie (2 juillet), ou encore les Pays-Bas (18 juin).
Parmi les pays «libérés» le plus tôt : Chypre (31 mars), l’Irlande (28 avril), et le Royaume-Uni (9 mai).
Première chose : l’institut prend comme référence l’imposition du salaire moyen, qui inclut donc à la fois celui du smicard et du millionnaire… Une moyenne très malvenue en cette matière, où le niveau d’imposition dépend fortement du montant et de la nature des ressources.
L’institut, surtout, inclut des prélèvements comme l’impôt sur le revenu, les cotisations salariales ou encore la TVA, mais aussi… les cotisations patronales.
Ce qui fait évidemment bondir le taux d’imposition.
Un choix qui ne doit rien au hasard : en effet, si l’institut, en toute logique, avait exclu les cotisations patronales, la France serait mieux classée de six places.
Le Français serait ainsi «libéré» avant des pays comme l’Autriche, la Hongrie, les Pays-Bas, et surtout l’Allemagne.
De quoi mettre à mal la thèse du «fardeau» fiscal pesant sur nos compatriotes, et défendue tout au long du document.
Troisième problème: la question de la comparaison internationale des taux de prélèvements obligatoires, que tous les économistes sérieux jugent de plus en plus délicate à opérer.
Car n’entrent pas en compte dans cet indicateur les contributions acquittées par les ménages aux instituts privés de sécurité sociale, comme pour la retraite par capitalisation en Allemagne.
Ce que l’institut, enfin, oublie de préciser, c’est que si le taux de prélèvements obligatoires, selon les critères de cette étude, est de 57% en France, il n’est plus que de 17% après transferts entre les différents agents économiques.
Un chiffre stable depuis plus d’un demi-siècle. Autrement dit, la très grande majorité des prélèvements est immédiatement réinjectée dans l’économie, sous forme de subventions aux entreprises, mais aussi d’aides sociales revenant directement dans le revenu disponible des ménages. Il était donc totalement faux de dire, comme le souligne cette étude, que le pouvoir d'achat «réel» des ménages débute après la libération fiscale.
Bref, l’accumulation des énormités méthodologiques et des conclusions qui en sont tirées confinent de fait cette étude à de la mauvaise  propagande libérale.
Et son relais, sans recul, par certains organes de presse, à un publi-communiqué à peine déguisé.
Un mauvais service rendu au libéralisme qui, quoi qu’on en pense, mériterait, pour le sérieux de ses thèses, des défenseurs moins fantaisistes.

vendredi 17 juillet 2015

L'inhumanité des prisons françaises



La Contrôleuse Générale

des lieux de privation de liberté de

 A Hazan

s'alarme une nouvelle fois des conditions

déplorables des prises en charge

Des

Détenus et prévenus malades.




«Aucune intimité», «pas de secret médical», «des semaines voire des mois pour certains soins»… 
s’attaque à la prise en charge médicale et à l’accès aux soins des personnes détenues. 
L’ancienne maire de Reims dénonce notamment l’atteinte aux «droits fondamentaux des détenus» lors de leur prise en charge à l’hôpital, dans un avis publié jeudi au Journal officiel et adressé aux ministres de la Santé et de la Justice,
Marisol Touraine et Christiane Taubira. Selon Adeline Hazan, les détenus ne sont pas traités «comme les autres patients».


Les détenus sont-ils bien soignés en prison ?



Malheureusement non. Il y a eu une amélioration depuis que la prise en charge de la santé des détenus a été rattachée au ministère de la Santé et non pas à celui de la Justice.
Mais la loi de 2009 a posé le principe d’égalité des soins entre les personnes détenues et les autres et, six ans après, on en est encore très loin.
Dans les établissements pénitentiaires, il existe des unités sanitaires où travaillent des infirmières à temps plein et des médecins qui effectuent des vacations.
Mais les détenus attendent parfois longtemps avant d’obtenir un rendez-vous.
D’abord parce qu’il n’y a pas assez de médecins par rapport au nombre de détenus.
La surpopulation carcérale peut monter jusqu’à 200%.
Mais il y a aussi un problème de recrutement. 
Le parc pénitentiaire a implanté une grande partie de ses nouveaux établissements dans des lieux reculés où l’offre sanitaire était déjà en difficulté et cela n’incite pas les praticiens à se porter volontaires pour soigner loin de chez eux.
Il manque notamment beaucoup de spécialistes…
Oui. Il y a un gros problème de recrutement de spécialistes, surtout de kinésithérapeutes et de dentistes.
Or, la population carcérale est en majorité une population défavorisée qui entre en prison avec de graves problèmes bucco-dentaires.
Résultats, de nombreux détenus attendent plusieurs semaines voire plusieurs mois avec une rage de dents ou un abcès avant de pouvoir consulter.
C’est inadmissible. A cause de cela, les détenus doivent être transportés dans des établissements de santé de proximité pour pouvoir consulter.
Mais cela ne peut se faire qu’avec des escortes pénitentiaires. Leur transport crée déjà des difficultés.
Beaucoup d’extractions [transport d’un détenu à l’hôpital, ndlr] sont annulées au dernier moment parce qu’il n’y a pas d’escorte disponible.
Là encore, il s’agit d’un problème de sous-effectif de surveillants par rapport au nombre de détenus qui augmente.
Où sont soignés les détenus hospitalisés ?
Lorsqu’il s’agit d’une hospitalisation supérieure à quarante-huit heures, les détenus sont transportés dans une Unité hospitalière sécurisée interrégionale (UHSI).
Il en existe huit en France, depuis 2000. Lorsqu’il s’agit d’une hospitalisation urgente ou courte, les détenus vont à l’hôpital public le plus proche, qu’on appelle l’hôpital de rattachement.
Mais l’accueil dans ces hôpitaux se fait dans des conditions très insatisfaisantes comme nous le pointons dans l’avis rendu aux ministres de la Santé et de la Justice.
Ensuite, lors de ces hospitalisations de courtes durées, les détenus ne sont pas traités comme des patients. 
Ils sont très souvent menottés et entravés par des menottes en plastique aux pieds, même lorsqu’ils subissent une anesthésie générale !
Nous avons par exemple recueilli le témoignage d’une personne âgée en fauteuil roulant qui est restée menottée et entravée lors de son opération. Et comme les détenus se retrouvent dans les salles d’attente avec des patients «lambda», ils doivent affronter le regard des autres, ce qui est terrible pour eux.
Le secret médical est-il respecté ?
Non, il n’y a aucune confidentialité.
Dans la grande majorité des cas, un surveillant assiste à la consultation alors qu’un médecin ne devrait pas examiner un patient en présence d’un tiers et le surveillant n’a pas à connaître l’état de santé du détenu.
C’est une atteinte évidente à la dignité des personnes et même à l’intervention chirurgicale.
Le détenu n’est pas un patient mais reste un détenu malade. Dès leur entrée en prison, les détenus sont identifiés selon leur niveau de dangerosité, qui va de 1 à 4.
Mais même les détenus d’un niveau qui ne représente pas de dangerosité consultent souvent avec un surveillant présent dans le cabinet médical.
La loi précise aussi que les femmes détenues ont un statut à part : elles ne doivent pas voir un gynécologue ou accoucher en présence de surveillants. Mais dans la réalité, elles font souvent des examens gynécologiques devant eux, ce qui est contraire à la dignité humaine.
Les détenus sont-ils soignés dans les mêmes chambres que les autres patients ?
Non. Les détenus transportés dans les hôpitaux de proximité sont soignés dans une chambre sécurisée très sommaire qui leur est réservée. Chaque hôpital possède une ou deux chambres pour les détenus avec un sas de sécurité entre le couloir et la chambre. Ils n’ont pas de télévision, pas de téléphone (ils y ont pourtant droit selon l’article 39 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009), et pas de journaux.
Ils n’ont pas non plus le droit d’écrire, de recevoir une lettre ou d’avoir une visite.
La chambre ressemble beaucoup plus à une cellule qu’à une chambre d’hôpital.
Résultat, ils ont beaucoup moins de droits qu’en détention où ils ont accès au parloir, au téléphone… Ce n’est pas parce que les patients restent maximum deux jours dans ces hôpitaux de proximité qu’ils doivent être traités ainsi.
Or, l’article 46 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 indique que «la qualité et la continuité des soins sont garanties aux personnes détenues dans des conditions équivalentes à celles dont bénéficie l’ensemble de la population».
Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
Les détenus le vivent comme une humiliation.
C’est une forme de double peine parce qu’ils sont à la fois malades et toujours considérés comme des détenus.
Beaucoup refusent donc ces hospitalisations de courte durée et ne sont pas bien soignés.
Comment améliorer la prise en charge des détenus malades ?
Il faudrait évidemment recruter des spécialistes pour limiter le recours aux extractions médicales.
Il faut aussi davantage recourir à la télémédecine. 
Deux expériences pilotes ont été menées au centre pénitentiaire de Lannemezan (Hautes-Pyrénées) et à la maison d’arrêt de Bois-d’Arcy (Yvelines).
Cette dernière a particulièrement développé la télémédecine pour trois spécialités : la dermatologie, l’ophtalmologie et l’orthopédie.
Le médecin de l’unité sanitaire envoie des clichés et un dossier à l’établissement de référence.
Le détenu peut refuser la télémédecine et demander à être soigné directement à l’extérieur.
Nous avons peu de recul sur son efficacité mais en un an, les premiers résultats montrent que le taux d’extractions médicales de Bois-d’Arcy est de 29% des personnes détenues alors qu’il est de 34% pour la moyenne des maisons d’arrêt d’Ile-de-France.
Enfin, les personnes détenues qui remplissent les conditions légales devraient pouvoir bénéficier de permissions de sortie pour se rendre seules dans un établissement de santé.
QUID des Prévenus
Cette discrimination est appliquée à des prévenus qui sortiront libres de tous soupçons avec une relaxe… A combien se monteront les DI pour un tel OUTRAGE !!!
A quel montant D'€uros la France va-t-elle être encore condamné pour ces pratiques d'un autre age. ?
D'apres un texre de C BOURGENEUF



jeudi 9 juillet 2015

La dette grecque ne sera jamais remboursée



FAUX CUL Le FMI

plaide aujourd'hui pour la restructuration de la

dette grecque


Selon lui :

la Grèce aura besoin d’au moins 50 milliards d’euros d’aide sur les trois prochaines années, dont 36 milliards d’argent frais européen et d’un allègement de dette.


En pleine négociations entre Athènes et les Européens sur le sort de la Grèce, sa directrice générale, Christine Lagarde s'est contredite et a affirmé mercredi qu’une restructuration de la dette du pays était «nécessaire».
«La Grèce doit avoir une dette viable», qu'elle a enfin reconnue lors d’une conférence à Washington, prenant ainsi le contre-pied des Européens qui rejettent une telle option pour le moment et dont elle ne voulait pas en entendre parler il y a encore quelques mois...

mardi 7 juillet 2015

L'allemagne est-elle rigoureuse?




Exemplaire

l'Allemagne ?


Ce modèle de rigueur budgétaire et 

de remboursement des dettes ?


Non, répond l'économiste Thomas Piketty
 
dans une interview au journal allemand Die 
Zeit
 

 principaux arguments.

Dans cet entretien, donc, l'auteur du Capital au

 XXIe siècle rappelle, comme cela a déjà été dit,

 que l'Allemagne a bénéficié d'une 

restructuration de sa dette en 1953,

 
au sortir de la guerre, ce qui lui a permis de 
remettre son économie sur les rails et d'aboutir
 au résultat que l'on connaît.
Mais il va plus loin :

C'est que l'Allemagne est vraiment le meilleur exemple d'un pays qui, au cours de l'histoire, n'a jamais remboursé sa dette extérieure, ni après la Première, ni après la Seconde Guerre mondiale. [...]
L'Allemagne est LE pays qui n'a jamais remboursé ses dettes. Elle n'est pas légitime pour faire la leçon aux autres nations.»

mercredi 1 juillet 2015

Délai de carence, un fourre tout





DELAIS DE CARENCE POUR 

ARRETS MALADIES

Disparités à tous les étages de notre société



En pratique, l'inégalité entre public et privé n'est pas très importante?
Non parce les deux tiers des salariés sont couverts par leur entreprise, qui leur assure ainsi une prise en charge bien meilleure que celle prévue par la loi.
Selon le Ministère de la Santé et des Affaires sociales, la quasi totalité des entreprises qui proposent une telle couverture à leurs salariés leur offre une compensation totale: le délai de carence est entièrement pris en charge par l'entreprise, de telle sorte que la rémunération du salarié malade n'est pas ou à peine amputée par un arrêt maladie de trois jours.
Un argument utilisé par les adversaires de l'instauration d'un jour de carence dans la fonction publique: alors que les entreprises compensent en grande partie le délai de carence pour les salariés du secteur privé, les fonctionnaires ne bénéficieraient pas de la même compensation.
Reste que pour 1/3 des salariés du privé, cette compensation n'existe pas.
Ceux-là se trouvent doublement punis car ils sont plus souvent en contrat précaire, dans des petites entreprises qui offrent moins d'avantages, ou dans des secteurs qui offrent des conditions de travail difficiles.
Dans les entreprises où les salariés sont bien rémunérés et en CDI, la couverture des arrêts maladie est en effet bien meilleure.