mardi 30 juin 2015

DES NOBELS EN FAVEUR DE LA GRECE




Des prix NOBELS EN FAVEUR de GRECE

Contre la majorité des économistes classiques

Joseph Stiglitz et Paul Krugman, Piketty chacun de leur côté, prennent 

la défense du Premier ministre grec qui a choisi de procéder à un 

référendum.




Ils voteraient «non». Joseph Stiglitz, co-prix Nobel 2001, et Paul Krugman, prix Nobel 2008, sortent une nouvelle fois du bois pour défendre, contre la majorité des économistes classiques, le choix iconoclaste du Premier ministre grec de procéder à un référendum. 
Dans un article intitulé «L’attaque de l’Europe contre la démocratie grecque» et publié sur le site Project syndicate, le premier se fait l’avocat du gouvernement grec dont il défend ardemment les positions.
Pour les Nobel d’économie, la situation de la Grèce est alarmante.

Le troisième dénonce ce matin sur BFM TV l’attitude «vraiment catastrophique» des Européens envers la Grèce.
Les européens, au cours de l’année 2014, ont dit "En fait, on en parlera plus tard".
Et c’est comme ça que le gouvernement, en décembre 2014, a chuté et que Tsipras est arrivé».
Il appelle «les dirigeants européens, à commencer par Hollande et Merkel, à prendre leurs responsabilités et à dire clairement que la question de la restructuration de la dette, ce n’est pas pour après-demain, c’est pour maintenant».

Pour Piketty, «Hollande et Merkel doivent prendre leurs responsabilités» envers la Grèce


samedi 27 juin 2015

Plus de policiers pour une securité aléatoire!!


Arnaud Danjean

 

Député Européen (Les Républicains) et
 Conseiller Régional de Bourgogne, est un
 spécialiste reconnu des questions 
de sécurité et de défense. 
 
Il préside la sous-commission

«Sécurité et Défense»

du Parlement Européen. 
 

Pour surveiller 4000 suspects de terrorisme, il faudrait 40.000 policiers.

Nos frontières 100000 Gardes Frontières supplémentaires.

En avons nous les moyens ?

De combien faudrait-il augmenter nos impôts 
pour une sécurité aléatoire ?


vendredi 26 juin 2015

Les nouveaux batards


 

Pourquoi traite-t-on les enfants nés de GPA comme les bâtards d'autrefois ?

 

Pourquoi des juges s’obstinent-ils à refuser un livret de famille aux enfants nés d’une gestation pour autrui à l’étranger ?




Audience cruciale pour sujet brûlant.
Avec en embuscade la Manif pour tous en opération «Non à la GPA» devant le palais de justice de Paris.
Vendredi, la Cour de cassation, cette instance suprême chargée de garantir une interprétation uniforme de la loi, doit examiner les cas de deux enfants nés en Russie il y a quatre ans.
Leurs pères respectifs, des Français, demandent que les actes de naissance étrangers de ces enfants (un garçon, une fille) soient transcrits à l’état civil français, sésame pour obtenir un livret de famille et donc une filiation reconnue.

La sociologue Irène Théry décrypte ce feuilleton judiciaire.

Il y a des mensonges et des délires autour de la
GPA en France.

L’un des pères, Dominique, est soupçonné d’avoir eu recours à une gestation pour autrui, l’autre, Patrice, l’a reconnu.
L’un s’est vu refuser cette transcription (en première instance, puis en appel) ; l’autre l’avait obtenue, mais le procureur général s’est pourvu en cassation.
La Cour donnera sa réponse dans deux semaines.
Elle est très attendue, tant les affaires de reconnaissance d’enfants nés par GPA à l’étranger s’accumulent devant les tribunaux, se soldant par des décisions de justice contradictoires : un coup oui, un coup non.
Pourquoi un tel cafouillage, alors que la France a été mise en demeure par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) de veiller à l’intérêt supérieur des enfants, quel que soit leur mode de conception, ce qui passe notamment par la délivrance d’un livret de famille ?
Dans ses arrêts, la CEDH s’était inspirée d’un rapport intitulé «Filiation, origines, parentalité» .
Aux commandes de ce travail, la sociologue Irène Théry (photo DR), de l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Parmi les experts qui y ont participé, certains étaient opposés à une légalisation de la GPA en France, d’autres favorables.
Mais tous prônaient une «reconnaissance totale» de la filiation des enfants nés à l’étranger.
Comment être aussi confiante ?
Non seulement la Cour doit appliquer le droit, mais les choses se sont bien décantées depuis un an.
Les Français commencent à comprendre qu’il y a deux enjeux qu’il faut impérativement distinguer.
L’un est le droit souverain de la France d’interdire la GPA, que la CEDH ne remet absolument pas en cause.
L’autre est le respect des droits fondamentaux des enfants nés par GPA dans des pays où c’est légal et qui sont membres de UE.
Vous dites que juridiquement tout est «limpide», mais on n’y comprend rien !
Ce qui a tout embrouillé est que le débat a complètement dérapé depuis deux ans, avec la diabolisation de la GPA qui a couronné l’opposition au mariage pour tous.
Dans la foulée, deux groupes se sont mobilisés à fond contre l’arrêt de la CEDH : la Manif pour tous, bien sûr, mais aussi le Corp (Collectif pour le respect de la personne), un petit réseau de personnalités de gauche réuni par Sylviane Agacinski dont on connaît le combat à la fois contre la GPA et contre la filiation homoparentale.
Ces groupes n’ont pas hésité à répandre des énormités juridiques, prétendant par exemple que l’arrêt de la Cour européenne allait nous contraindre à légaliser la GPA, alors que c’est exactement l’inverse.
Ils ont proposé que les enfants nés par GPA n’aient plus de «parents», mais seulement des «tuteurs», pour bien les punir, comme s’ils ne savaient pas que la filiation existe déjà…
Le gouvernement n’est-il pas surtout à l’écoute des anti-GPA ?
Dans cette pagaille idéologique, le gouvernement a cédé à la pression, sans doute pour des raisons de marketing et de contabilitée électorale : la présidentielle de 2017 se profile à l’horizon… Manuel Valls a dit que le gouvernement n’appliquerait pas l’arrêt de la CEDH, alors qu’il sait très bien qu’il n’a pas le choix, sauf à balayer tout le droit international.
Par calcul politicien, il a renvoyé à la justice le soin de faire le travail de clarification nécessaire.
Du coup, le feuilleton judiciaire dure depuis un an.
Mais justement, certains magistrats font de la résistance.
Hélas, on sait qu’il y a des magistrats qui mettent leurs convictions anti-PMA, ou anti-GPA, ou anti-homoparentalité, avant le droit.
Rappelez-vous ce qui s’est passé à propos des couples de femmes et de l’adoption, par l’épouse, de l’enfant de sa compagne né de PMA à l’étranger.
Des magistrats ont refusé l’adoption, puis ils se sont fait retoquer.
Peu à peu, le droit progresse.
Le 12 décembre, le Conseil d’Etat a validé la «circulaire Taubira» sur la nationalité française des enfants nés de GPA à l’étranger en soulignant qu’elle ne fait que rappeler le droit.
Que n’avait-on pas entendu, sur cette circulaire, au moment du mariage pour tous !
Pourquoi une telle focalisation des parents sur l’obtention d’un livret de famille ?
Ils veulent protéger leurs enfants.
D’une part, il y a une réelle insécurité juridique pour eux aujourd’hui.
D’autre part, il y a un enjeu symbolique et juridique majeur, bien exposé par l’arrêt de la CEDH.
Elle dit que refuser de reconnaître la filiation en droit français est «une atteinte à l’identité de l’enfant, dont la filiation est une composante essentielle».
Traduisons ça au plan des valeurs.
En refusant que ces enfants puissent être inscrits sur le livret de famille de leurs parents, la France les a constitués en une catégorie à part : ils sont traités comme des étrangers dans leur propre pays.
Les anti-GPA, superdéfenseurs autoproclamés des enfants, veulent avant tout qu’ils aient cette tache au front.
Cela rappelle la façon dont on a traité autrefois les «bâtards», pour les punir des fautes de leurs parents.
Quelles fautes, d’ailleurs ?
Mais la GPA est interdite en France…
Oui, mais recourir à la GPA à l’étranger, en respectant les règles d’un pays où c’est autorisé, n’a absolument rien d’illégal.
Le procureur général de la Cour de cassation a fait savoir qu’il allait recommander l’inscription de ces enfants à l’état civil français, mais sous réserve d’une expertise judiciaire établissant la filiation biologique du père. Une première ?
J’attends de voir ce que va dire le rapporteur spécial, car cette proposition du procureur est étonnante.
Si elle faisait jurisprudence, elle nous ferait tomber de Charybde en Scylla, dans les cas très nombreux, notamment dans les couples hétérosexuels ayant eu recours à une GPA, où les deux parents d’intention ont une filiation reconnue en droit étranger, ce qui n’est pas le cas des affaires qui seront traitées ce vendredi.
Vous imaginez la situation si on disait par exemple : cet enfant a bien deux parents en droit américain, mais en France, on ne va reconnaître que l’un des deux, le père «biologique» !
Et la mère qui ne pouvait pas porter l’enfant, on l’efface ?
Ce serait une discrimination sexiste d’une violence inouïe… Un vrai imbroglio serait créé pour l’enfant, avec deux filiations différentes, une étrangère et une française.
Sans parler du deuxième père dans les couples gays, et du séisme que ce serait dans le droit de la filiation paternelle… Elle s’établit pour tous de façon déclarative, par la présomption de paternité ou la reconnaissance, et on irait créer un cas exorbitant de filiation paternelle tamponnée génétiquement ?
Heureusement, les juristes savent que la transcription partielle de l’état civil étranger d’une personne est illégale.
La Cour de cassation ne peu pas créer une telle jurisprudence.

Comment voyez-vous l’avenir ?
C’est très dur, mais le débat progresse.
Un seul exemple : longtemps, les gens ont cru que si on était choqué par l’instrumentalisation cynique des femmes pauvres, on ne pouvait qu’être «anti-GPA».
Mais le problème était très mal posé, et on va le comprendre.
La Manif pour tous, puis le Corp, ont annoncé récemment leur grand mot d’ordre pour l’avenir : «abolition universelle de la GPA».
Il n’arrive pas par hasard.
Son objectif déclaré est de s’opposer à la conférence de La Haye, qui met en place une tout autre démarche : celle d’une «régulation internationale de la GPA». Comme elle l’a fait naguère en régulant l’adoption internationale tout en luttant contre les trafics d’enfants, la conférence veut réguler la GPA éthique tout en luttant contre les mafias et les trafics de ventre.
Le nouveau débat qui s’ouvre est donc entre «régulation» ou «abolition».
Cette fois, il a le mérite d’être clair.



40 ans de juriprudence


 

Le Code du Travail revu par

BADINTER et LYON CAEN



Co-auteurs de l’essai Le travail et la loi 
(Fayard), l’ancien garde des sceaux et
 ex-magistrat a la Cour de Cassation et le
 professeur du droit du travail à l’Université de 
Paris-Ouest-Nanterre-La Défense,
tiennent pour une urgence absolue, à l’heure du
 chômage massif, que le code du travail soit 
revisité et allégé.

Robert Badinter et Antoine Lyon-Caen proposent que le code du travail qui compte aujourd’hui plus de 8.000 articles, fruit d'une jurisprudence multiples provoqué par les condamnations systématiques et récurrentes du patronat depuis 50 ans soit résumé en 50 articles fondamentaux.



En voici dix, marquants :
Article 1. Les droits fondamentaux de la personne sont garantis dans l’entreprise.
Article 8. L’employeur a le pouvoir d’organiser le travail dans l’entreprise. Il  prend les mesures nécessaires pour garantir les la sécurité, protéger la santé physique et mentale des salariés, et assurer  l’adaptation du travail à la personne du salarié.
Article 9. Le contrat à durée indéterminé »e est la forme normale de la relation de travail. Le contrat à durée déterminée permet de répondre aux besoins temporaires de l’entreprise.
Article 11. Les procédures de recrutement respectent la dignité et la vie privée du candidat.
Article 16. L’employeur assure au salarié les moyens d’effectuer son travail. Le salarié exécute avec diligence la prestation convenue.
Article 26. Le licenciement requiert un préavis, et ouvre droit au versement d’une indemnité sauf faute grave du salarié.
Article 35. Il est interdit de faire travailler un salarié plus de six jours par semaine. Le repos hebdomadaire est donné le dimanche, sauf dérogation dans les conditions déterminées par la loi.
Article 38. La durée normale du travail effectif est établie par les conventions et accords collectifs et, à défaut, par la loi. Les heures de travail accomplies au-delà de la durée normale ne peuvent dépasser une limite fixée par convention ou accord collectif ou, à défaut, par décret. Elles donnent lieu à une rémunération majorée. Le calcul de la durée normale de travail s’effectue par périodes hebdomadaires, sauf si les conventions et accords collectifs en disposent autrement.
Article 45. La juridiction du travail est compétente pour connaître tout différend né à l’occasion de la conclusion, de l’exécution ou de la rupture d’un contrat de travail.
Article 50. Tout salarié a droit à participer à l’élection d’un représentant qui assure la défense de ses intérêts dans l’entreprise. Les modalités de l’élection du représentant et ses pouvoirs sont fixés par la loi.
Sortir la juridiction du travail de la sphère civil rendrait les patrons et leurs conseilles plus prudent.
Ils tiennent pour une urgence absolue, à l’heure du chômage massif, que le code du travail soit revisité et allégé… Le laxisme et une impunité récurrente des patrons devrait être sanctionné !!!


LABOS CRIMINELS


Vaccins

l’ordre des médecins porte plainte contre le professeur Joyeux



le Président du Conseil national de

l’Ordre des Médecins

P BOUET 
 
a annoncé, jeudi 25 juin, qu’il portait plainte 
devant la chambre disciplinaire de première 
instance de Languedoc-Roussillon contre le
 professeur Henri Joyeux, 
initiateur le 13 mai d’une pétition, sur les 
dangers non validés de la vaccination, par
l'ensemble de l'Académie de Médecine et qui a 
recueilli depuis près de 680 000 signatures.


C’est pour « l’ensemble de ses propos » sur les vaccins que le cancérologue et ancien Président de l’association Familles de France est l’objet d’une telle procédure disciplinaire.
Dans cette pétition et une vidéo largement diffusée sur Internet, le professeur Joyeux dénonce la pénurie actuelle des vaccins obligatoires contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP), qui oblige les parents à utiliser un produit combiné, dit hexavalent, protégeant aussi contre la coqueluche, l’haemophilus, cause de méningite chez l’enfant, et l’hépatite B.
Pour lui, ce vaccin (Infanrix Hexa, de GSK) contient des substances « dangereuses », voire « très dangereuses ».

Les Convictions individuelles sont toujours mauvaises conseillères»

 On ne peut pas dire n’importe quoi sur une norme de santé publique qui a sauvé tant de vies ».

Nous ne pouvons pas cautionner des dérives individuelles dans ce débat qui agite les sociétés de UE, il faut apporter des faits scientifiques et s'abstenir de toutes convictions individuelles ».

Des états toléreraient que des laboratoires pharmaceutiques diffusent des produits dangereux ou très dangereux à leur population ?
« Avons-nous encore le droit de soulever un sujet de santé délicat sans risquer aussitôt de se voir coller des étiquettes infamantes, estime le professeur JOYEUX ?
Non, vous n'en avez pas le droit unilatéralement, sans avoir au préalable obtenu le feu vert de vos paires et des autorités sanitaires, surtout lorsqu'on arbore le titre de Professeur, c'est de l’inconscience !!!
D'après un texte de F Beguin



lundi 15 juin 2015

Sur l'escapade berlinoise de notre premier ministre





Fallait-il reprocher une faute à 


Manuel VALLS


pour cette escapade ?



Voilà un homme qui fait au minimum 

126h de travail hebdo

7/7j , 365 jours durant.


Alors que les contraintes de sécurité font que le Premier 

Ministre pour des raisons de sécurité ne voyage jamais seul,

 sa femme et ses enfants ont une protection rapprochée et 

que des moyens de transport rapide doivent toujours être

 présents non-loin de son point de RdV.



Les polémiques et les propos outrés de certains de nos concitoyens m'ont paru excessifs, inopportuns et discriminatoires.

Les médias les ont relayés, sans aucun scrupule, alors qu'il connaissent tous la charge de travail que représente son poste et les contraintes que cela comporte et pour certains d'entr' eux l'avoir vécu et accompagné dans les avions de la république tous frais payés !!!


Aucun d'entre nous ne supporterait ce rythme de travail rémunéré tout juste au SMIC horaire !!!

mercredi 10 juin 2015

A qui faut-il imputer cette crise française?




QUESTION A PYKETTI

La gauche est accusée d’avoir lâché les classes populaires, le FN serait en train de les récupérer… ?


L’Europe s’est construite sur l’idée d’une mise 
en concurrence généralisée entre les pays, entre
 les régions, entre les groupes mobiles et les 
groupes moins mobiles, sans contrepartie
 sociale ou fiscale. 
 
Cela n’a fait qu’exacerber des tendances 
inégalitaires liées à la mondialisation, à l’excès

de dérégulation financière. 
 
Des économistes, des intellectuels, des hommes
 et des femmes politiques disent aujourd’hui 
qu’il faut sortir de l’Europe.
 
Y compris à gauche, où l’on entend :
 «N’abandonnons pas la question de la sortie de 
l’euro, voire de l’Europe, à Marine Le Pen, il 
faut poser la question.» 
 
Ce débat est légitime et ne pourra pas être 
éludé indéfiniment.

Ce chantage à la sortie de l’euro serait-il efficace ?



Il est temps que la France, et en particulier la gauche française, dise à l’Allemagne : si vous refusez la règle de la démocratie dans la zone euro, à quoi ça sert d’avoir une monnaie ensemble ?
On ne peut pas avoir une monnaie unique sans faire confiance à la démocratie, qui est aujourd’hui corsetée par des critères budgétaires rigides et par la règle de l’unanimité sur les questions fiscales.
La force des classes populaires, c’est d’être nombreux : il faut donc changer les institutions pour permettre à des majorités populaires de prendre le pouvoir en Europe. Il faut arrêter de fonctionner avec cette espèce de directoire franco-allemand dans lequel Paris joue un rôle étrange.
On a l’impression que la France ne peut décider de rien, alors qu’en vérité, rien ne peut se décider sans elle.
Si on mettait ensemble nos parlements nationaux pour construire une véritable chambre parlementaire de la zone euro, chacun envoyant un nombre de représentants au prorata de sa population, je suis certain que nous aurions eu moins d’austérité, plus de croissance et moins de chômage.
Cette Chambre parlementaire serait responsable pour décider démocratiquement du niveau de déficit et d’investissement public, ainsi que pour superviser la Banque centrale européenne, l’union bancaire et le Mécanisme européen de stabilité.
Bien sûr, l’Allemagne aurait peur d’être mise en minorité dans une telle instance. Mais si la France, l’Italie, la Grèce, demain l’Espagne, faisaient une telle proposition de refondation démocratique et sociale de l’Europe, l’Allemagne ne pourrait s’y opposer indéfiniment.
Et si elle s’y opposait, alors le discours en faveur de la sortie de l’euro deviendrait irrésistible. Mais pour l’instant, il n’y a rien sur la table.
Pour vous, une politique de gauche passe par l’Europe, mais aussi par la France…
Il faut se battre pour changer l’Europe.
Mais cela ne doit pas empêcher de mener en France les réformes de progrès social que nous pouvons conduire tout seuls.
Nous pouvons engager en France une réforme fiscale de gauche, mais là, on a très mal commencé en votant, fin 2012, une augmentation de la TVA, alors même que le Parti socialiste n’a cessé de dire, quand il était dans l’opposition, que l’augmentation de la TVA est la pire des solutions.
Le financement de notre protection sociale repose trop fortement sur les salaires du secteur privé.
Pour la droite, la bonne solution est d’augmenter indéfiniment la TVA, qui est l’impôt le plus injuste.
L’alternative de gauche est de financer notre modèle social par un impôt progressif pesant sur tous les revenus (salaires du privé, salaires du public, pensions de retraites, revenus du patrimoine), avec un taux qui dépend du revenu global.
Contrairement à ce que l’on entend parfois, la CSG progressive est parfaitement constitutionnelle : elle existe déjà pour les retraités, et peut être étendue dans les mêmes conditions aux salaires et aux autres revenus.
Autre réforme de gauche : les retraites. Notre système est extrêmement complexe avec des dizaines de caisse de retraite qui font que les jeunes générations ne comprennent rien à ce que seront leurs droits futurs.
Une réforme de gauche, une réforme progressiste sur les retraites serait d’unifier, pour les jeunes générations, pas pour ceux qui s’apprêtent à partir à la retraite, tous les régimes publics, privés, non salariés, avec une même cotisation pour toutes ces activités et des droits identiques.
Une politique de gauche consisterait à refonder un régime de retraite universel où ce sont les systèmes qui s’adaptent aux trajectoires professionnelles des personnes et pas l’inverse.
Dans tous ces domaines, le gouvernement est à des années-lumière d’engager la moindre réforme.
Quand est-ce que vous devenez ministre de l’Economie ?
Je n’ai aucun goût pour les petits fours.
Ce qui me semble plus intéressant, c’est de contribuer, à la place qui est la mienne, de faire bouger l’opinion dominante en participant au débat public.
C’est comme ça que les choses changent.
La politique ne devrait pas être un métier. On en paie aujourd’hui les conséquences. Nous sommes gouvernés par des personnes qui confondent la rhétorique et la réalité.




lundi 8 juin 2015

la faute d'aujourd'hui est la norme de demain




Alain Rey



Étés-vous constamment attentif 

aux fautes de français,

 aux fautes d'orthographe?
 
Oui et non. 
 
J'entends les fautes parce que je connais les

règles, mais je n'ai pas la notion de la faute

 qu'ont les professeurs.


Leur métier, c'est de garder une norme pour transmettre
la langue, pour sa survie à long terme. 
 
Mais parler de faute est déjà un choix, ce n'est jamais qu'un écart par rapport à la norme sociale. 
 
Il y a une formule que j'adore, mais qui fait bondir les pédagogues : "la faute d'aujourd'hui est la norme de demain". 
 
Les fautes de l'ancien Français sont devenues les règles, sans quoi le français n'aurait pas évolué par rapport au latin. 
 
Quand une langue est écrite, elle acquiert une solidité et une résistance, mais en même temps, elle se durcit par rapport à l'oral. 
 
On perd la spontanéité et la musique d'une langue quand on l'écrit.

Que vous inspirent les ayatollahs de 
l'orthographe, qui sévissent sur Internet
notamment?

Ceux qui m'énervent, ce sont les puristes qui ne connaissent rien à l'histoire des mots. 

 
D'autres sont des partisans de l'analogie, qui cherchent à normaliser à tout prix.
 
Ça peut être légitime dans certains cas.
Mais l'histoire est une leçon d'irrégularité.



Alain Rey 87 ans, le linguiste et lexicographe est une figure emblématique de la rédaction des dictionnaires Le Robert et le président du jury du Festival du mot.

dimanche 7 juin 2015

LE RSA A VIE ?



Comment vivre avec que 400

mots de vocabulaire ?



Pas simple de chercher du travail, d'ouvrir un

 compte en banque ou de s'inscrire quelque part

 quand on ne possède que " 350 à 400 mots,

 alors que tous leurs interlocuteurs en utilisent

  2 500 ", estime le linguiste Alain Bentolila.


Cette langue est d'une " pauvreté " absolue.

" Je veux bien qu'on s'émerveille sur ce matériau linguistique, certes intéressant, mais on ne peut pas dire : "Quelle chance ont ces jeunes de parler cette langue !", objecte ce professeur de linguistique à la Sorbonne.
Dans tout usage linguistique, il existe un principe d'économie qui consiste à dépenser en fonction de ce qu'on attend.
Si je suis dans une situation où l'autre sait quasiment tout ce que je sais, les dépenses que je vais faire vont être minimes.
En fait, "ça va sans dire". Et si "ça va sans dire", pourquoi les mots ? Cette langue est une langue de proximité, une langue du ghetto.
Elle est parlée par des jeunes qui sont obligés d'être là et qui partagent les mêmes anxiétés, les mêmes manques, la même exclusion, le même vide.
Ce qui est triste c'est que 12 % et 15% de la population jeune " utiliserait aujourd'hui exclusivement ce langage des " ticés " (cités) .
Depuis 20 ans cela nous donne 3 millions d'adultes majeurs avec des enfants !


Qu'en faire ? sont-ils récupérables pour notre société de 2015?
sur l'agglomération grenobloise, " un bon tiers des 800 jeunes en échec scolaire que nous suivons sont confrontés à des problèmes d'expression, témoigne Monique Berthet, la directrice du service de prévention spécialisée du Codase. 
 
Et plus ça va, plus leur vocabulaire diminue. 
 
On voit souvent, dans nos structures, un jeune prendre le téléphone et demander abruptement : "Allô ?... C'est pour un stage."
A l'autre bout du fil, la personne doit alors deviner que son interlocuteur est un élève de troisième et qu'il sollicite un stage de découverte.
" Convaincre des jeunes de renoncer à leur argot, comme on le fait à Grenoble, relève du défi.
" Ils sont très réticents quand on leur propose de revenir au b.a.-ba du français.
Il arrive même qu'ils nous jettent leur cahier à la figure, raconte Aziz Sahiri, conseiller technique au Codase et ancien adjoint au maire de Grenoble en charge de la prévention de la délinquance (1989-1995).
Pour eux, parler bien ou mal, c'est anecdotique.
On se doit pourtant de les convaincre qu'il n'y pas d'autre choix que de posséder le code commun général.
C'est le seul moyen, pour eux, de sortir de leur condition.
Ils sont condamnés à parler le français commun.
Et leur haine, c'est l'école. "
Est-ce un hasard si des spécialistes en prévention de la délinquance s'intéressent autant à cette " fracture linguistique " ?
De la carence orale à la violence physique, le pas peut être rapide.
" L'incapacité à s'exprimer génère de la frustration.
Faute de mots, l'instrument d'échange devient alors la castagne.
Et moins on est capable d'élaborer des phrases, plus on tape ", poursuit Aziz Sahiri. Sa collègue, Monique Berthet, se souvient d'un jeune incapable d'expliquer les raisons de son retard à un atelier : " Son impuissance à dire l'a conduit dans un registre d'agressivité. Il s'en est pris aux objets qui étaient là, en l'occurrence des pots de peinture. Il était comme acculé par les mots. "
Alain Bentolila a été témoin, lui, d'une scène de " passage à l'acte " encore plus symptomatique au tribunal de Créteil.
Accusé d'avoir volé des CD dans un supermarché, un jeune se faisait littéralement " écraser ", ce jour-là, par l'éloquence d'un procureur verbeux à souhait. " Le gars n'arrivait pas à s'exprimer, raconte le linguiste.
Le procureur lui a alors lancé : "Mais arrêtez de grogner comme un animal !" Le type a pris feu et est allé lui donner un coup de boule.
J'ai eu l'impression que les mots se heurtaient aux parois de son crâne, jusqu'à l'explosion.
Quand on n'a pas la possibilité de laisser une trace pacifique dans l'intelligence d'un autre, on a tendance, peut-être, à laisser d'autres traces.
C'est ce qu'a voulu faire ce gars en cassant le nez de ce procureur. " Une " trace " chèrement payée : six mois de prison ferme.
Le plus étonnant, toutefois, dans cet idiome né au pied des HLM, est son succès loin des quartiers défavorisés. Des expressions comme " niquer sa race ", " kiffer une meuf " ou " j'hallucine grave " s'enracinent dans les centres-villes.
L'inimitable accent " caillera " (racaille) accompagne le mouvement, de même que certaines onomatopées, comme ce petit claquement de langue lâché en fin de phrase pour acquiescer un propos.
" Tout cela donne un genre, un "zarma", comme disent les jeunes, observe Alain Bentolila.
La langue des cités présente une facilité linguistique assez enviable, qui peut devenir de l'ordre du modèle pour les classes moyennes. Ce qui est un échec ­ parler 350 mots quand il en faut 2 500 ­ devient alors un signe de reconnaissance et de regroupement. Il faut parler cette langue pour ne pas passer pour un bouffon ou un intello. "
" Langage des exclus " désormais parlé par des non-exclus, cet argot serait-il en train de perdre son âme ?
Non, car sa caractéristique est aussi de muer en permanence.
Le parler urbain d'aujourd'hui n'a presque plus rien à voir avec la tchatche de la fin des années 1990.
Le verlan serait ainsi en très nette perte de vitesse dans le processus de renouvellement du vocabulaire banlieusard.
" On ne l'utilise pratiquement plus, car le verlan est passé dans le domaine public ! ", s'amuse Franck, qui vit dans le quartier du Bois sauvage, à Evry.
Avec sept autres jeunes de sa cité, Franck travaille sur l'élaboration d'un " lexique de la banlieue ". Depuis un an, ces garçons et filles de 16 à 22 ans aux parcours scolaires agités s'emploient à donner une définition et une étymologie à quelques 300 mots et expressions dûment sélectionnés.
Les innovations les plus récentes figurent dans cet ouvrage, qu'ils espèrent publier en septembre.
Quelques extraits ? Un jeune affirme, par exemple, qu'il se sent " moelleux ", quand il a la flemme de bouger.
S'il " est Alcatraz ", c'est que ses parents lui interdisent de sortir de chez lui.
Et s'il " est en bordel ", il faut seulement comprendre qu'il est en train de galérer.
Emprunté à l'anglais, le mot " bad " ne veut pas dire " mauvais ", mais son contraire " bon " ­ preuve que le jeu est bien de brouiller les pistes.
La palme de la métaphore revient toutefois à l'expression " boîte de six ", utilisée pour décrire un fourgon de police : une allusion aux emballages de poulet frit, de type nuggets, vendus chez McDonald's.
Par extension, une " boîte de vingt " désigne un car de CRS.
" Quand tu utilises pour la première fois un mot et que ce mot reste dans le langage, c'est une grande fierté ", indique Cédric.
" Surtout que le vocabulaire n'est pas le même d'un département à l'autre, d'une ville à l'autre, et même parfois d'une cité à l'autre, souligne Dalla.
L'autre jour, je suis allée dans le 95 : là-bas, une meuf, c'est une darzouze.
Je ne sais pas d'où ça vient. "
A Evry, dans le 91, les garçons appellent les filles des " cuisses " et les filles nomment les garçons des " bougs ", contraction du créole " bougres ".
Dalla et ses copines ont aussi leur " propre vocabulaire pour ne pas se faire comprendre des mecs ". Elles s'envoient également entre elles du " frère " à tire-larigot.
Alors que Franck, le Blanc, et Cédric, le Noir, s'appellent respectivement " négro ". " Cela ne veut pas dire qu'on est racistes. Blacks, Blancs ou "Hindous", on a tous grandi dans la même cité. On peut se permettre des familiarités sur nos différences de culture. C'est un jeu ", explique Franck.
S'ils se sont lancés dans ce projet de lexique, c'est pour " faire un pont avec l'extérieur " et montrer que cette langue est " le plus beau des langages, le plus imagé ".
Mais rappeler, aussi, qu'ils savent utiliser le français courant, comme en attestent les définitions qu'ils s'appliquent à rédiger. " Le français, c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas, assure Cédric.
Nous, on est bilingues. On parle aussi bien la langue des cités que le français traditionnel. "
B ILINGUE ", Raphaël l'est aussi. Mais lui s'est volontairement " détaché " de cette langue des cités, au point de revendiquer un " BTS du bien parler ".
Avec une trentaine de jeunes d'Hérouville-Saint-Clair, dans la banlieue de Caen, il a créé Fumigène, un magazine soigneusement réalisé et consacré à la " littérature de rue " et à la culture hip-hop.
" On voulait casser les clichés persistants sur les jeunes des cités qui ne foutent rien de la journée, explique Raphaël, 23 ans.
Nous aussi, les jeunes des quartiers, avons des idées et des opinions.
Et, pour les exprimer, il n'y a pas d'autre solution que d'employer le langage académique.
Des écrivains comme Faïza Guène et Rachid Djaïdani, qui viennent de la banlieue, ou des rappeurs comme Akhénaton, Oxmo Puccino et Kery James utilisent tous le langage du savoir.
Parler la même langue que l'autre, c'est prendre ses armes pour gagner le combat.
Les jeunes en ont conscience.
Des expressions comme "le savoir est une arme" ou "les mots sont des balles" se font entendre de plus en plus dans les quartiers. "


Mais que valent les mots face aux clichés ?
Il y a peu, Raphaël est allé présenter son magazine au responsable culturel d'une collectivité territoriale, dans l'espoir d'obtenir une subvention.
Sans succès. " C'est trop bien écrit "(sic), lui a répondu « un sachant » Bac+ quoi ?.
D'apres un texte de Frédéric Potet

2 RETARDATAIRES DE CIRCONSTANCE S'EXPRIMENT



Pour Montebourg et Pigasse, la France va

 «droit vers le désastre»




Le voilà de retour dans l'arène... politique.

L'ancien ministre (PS) et dirigeant d'Habitat, Arnaud MONTEBOURG et le patron de la banque LAZAR et de Médias, Mathieu PIGASSE, s'attaquent très durement à l'UE et à F. HOLLANDE, dans une tribune, au Journal du dimanche, intitulée

«Est-il encore possible de sauver le quinquennat?».



Ils s'attaquent au bilan de François HOLLANDE et souhaitent une «coalition des

pays européens» pour une stratégie de «baisse d'impôts en faveur des ménages»

et de résorption du déficit «par la croissance mais non par l'austérité».

«Hébétés, nous marchons droit vers le désastre.

C'est la démocratie qui est cette fois menacée».


«L'absurde conformisme bruxellois» de la politique de l'exécutif «est devenu une gigantesque fabrique à suffrages du Front national», accusent Montebourg et Pigasse .
L'ancien ministre de l'Economie, figure de l'aile gauche du parti qui a quitté le gouvernement en août 2014, et Mathieu Pigasse, banquier et patron de presse, accusent François Hollande et Manuel Valls, jamais nommés, de «faire semblant de combattre le FN pour se donner bonne conscience».
Les concernés apprécieront.

«Au fil des alternances, les Français votent en conscience pour la "rupture" ou le "changement" mais découvrent que la politique économique est européenne ce qui s'ensuit est toujours la même( à l’unanimité), réduire les dépenses.

Tout président élu d'un pays endetté commence par aller faire ses génuflexions à Berlin puis à Bruxelles, qui posent ses conditions, enterrant en 72 heures ses engagements de campagne», accusent-ils (qu'ils savaient inapplicables tous les deux, qui dit mots, consent).

Pour les deux auteurs de cette tribune au vitriol, «ceux qui nient l'existence de l'austérité en prétendant que les salaires n'ont pas baissé (heureusement !) doivent ouvrir les yeux sur les pertes réelles et sérieuses de revenus pour les Français moyens : cette politique répand la colère, le dépit, la violence chez des millions de nos concitoyens qui s'estiment bernés, trahis et abandonnés». peut-on lire dans cette tribune aussi tardive qu'inopportune et qu'inutile .

«Cette situation expliquerait selon eux, pourquoi l'économie française ne repart pas, plus de sept ans après la faillite de Lehman Brothers, alors que les économies du monde entier ont redémarré « timidement » depuis déjà deux ans», osent-ils poursuivre ?

Les auteurs prônent de «construire, dans le peu de temps qui reste, une coalition des pays européens favorables à une stratégie européenne de baisse d'impôts en faveur des ménages dans tous les pays, acceptant que les déficits soient résorbés par la croissance mais non pas par l'austérité, laquelle empêche précisément de réduire les déficits».

«Est-il encore possible de sauver ce quinquennat et de le rendre enfin utile à notre pays ?

Est-il encore possible d'éviter le désastre politique et moral de cette gauche de gouvernement que la France semble avoir abandonné pour préserver ses acquis d'enfants gâtés, infinancables sans un effort collectifs ?
Oui, ils croient qu'il n'est pas trop tard pour agir et engager enfin une politique différente et innovante.
C'est râpé messieurs, vous vous réveillez trop tard ! vu le temps politique, redresser la dynamique économique a son temps , il se joue des échéances électorales.
Ce n'est par Hollande, Valls, la France qui est menacé de désastre, mais le monde avec la chute inéluctable du modèle économique Capitalo-Liberale Débridé à bout de souffle et dont Monsieur PIGASSE est un digne représentant.
Il suffirait que nos dirigeants mondiaux de ce Capitalo-Libéralisme Débridé ouvrent leurs yeux sur le précipice, qu'ils ont ouvert sous nos pieds (et les leurs)». 



Les restrictions budgétaires, la réduction des dépenses ont toujours un coût humain : le
Chômage.



TOUTES NOS DEPENSES ET COTISATIONS 

DEVIENNENT DES SALAIRES.

Et cela personnes ne devraient l'ignorer !!!


D'après une déclaration de Mrs. MONTEBOURG et PIGASSE