mercredi 19 septembre 2012

On cherche des Mds €


       Pour boucler le budget :


      Et la Cour des comptes, nous révèle que les retraités ont droit a l'abattement de 10% sur les revenus pour «frais professionnels»


lundi 17 septembre 2012

Agences de L'ETAT


Emploient près de 450000 personnes, nous coûtent chaque année 50 Mds €.




L’Inspection générale des finances (IGF) s’est penchée sur la question de savoir combien il existe d’agences d’Etat et à quoi elles servent.


Il n’existe pas de recensement exhaustif» de cette myriade d’agences nationales «créées de façon ponctuelle sans cohérence d’ensemble», dénonce d’emblée le rapport.
Autre surprise, alors que l’Etat s’efforce de réduire son train de vie et de diminuer ses effectifs, les budgets et le nombre de fonctionnaires attachés à ses agences ont explosé.
Au final, elles coûtent chaque année 50 Mds € et emploient près de 450 000 personnes.
l’IGF met en cause la gestion financière de ces organismes, leurs dépenses ou encore les rémunérations des dirigeants.
«De nouvelles contraintes pourraient s’avérer indispensables dans un contexte difficile pour les finances publiques», l’IGF suggère de piocher 2 milliards d’euros dans les trésoreries excédentaires des agences pour alléger la dette de l’Etat.


Commandée en août 2011 par Matignon, l’enquête de l’IGF a été achevée en mars 2012 mais le Premier ministre d’alors François Fillon avait renoncé à la rendre publique à quelques semaines de la présidentielle, écrit le quotidien avant de suggérer que le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, en quête de 10 milliards d’euros d'économie, pourrait s’appuyer dessus pour préparer son budget.

vendredi 14 septembre 2012

L'indemnité de frais de mandat des Élus

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     fait encore débat


    La «transparence» sur l'indemnité pour frais de mandat (IRFM) accordée aux députés pour payer les frais liés à l'exercice de leur fonction ne devrait suscité aucun débats.
    Les députés devraient avoir l'obligation de présenter des justificatifs prouvant les dépenses effectives. Comme c'est le cas partout dans le monde des affaires.
    En cette période ou l'on demande aux Français de se serrer la ceinture, les députés doivent faire la preuve de leur probité et montrer l'exemple ...
    Le député centriste Charles de Courson. réclamait en vain «la fiscalisation de cette indemnité». 

        Infaisable d'anticiper les dépenses ????




    Pour Sandrine Mazetier (PS), l'idée d'un contrôle précis est «concrètement impossible», mais l'élue «comprend cette demande». «C'est infaisable d'anticiper les dépenses et rien ne serait vérifiable», dit-elle. L'élue socialiste de Paris s'insurge également contre le coût engendré par le traitement des factures. «Je ne vois pas pourquoi je devrais justifier qui je vois et dans quel lieu», insiste Razzi Hammadi (PS). «Je suis pour la transparence mais en même temps je veux être efficace et indépendant», complète-t-il. Denis Baupin (EELV), «très à l'aise sur le sujet», juge qu'il faut «un peu de confidentialité car dans le cas contraire c'est dangereux pour la démocratie». L'élu écologiste promet tout de même rendre public le détail de ses dépenses.

    On ne vous demande pas d'anticiper vos dépenses seulement de les justifier a posteriori!!!

jeudi 13 septembre 2012

LA PRESSE EST-ELLE LIBRE ?

 

Libération commence à se morde les doigts
d' avoir consacré, lundi 10 septembre, sa Une à Bernard Arnault, sur laquelle le patron de LVMH était représenté tenant une valise avec ce titre : "Casse-toi riche con !"

La direction de la rédaction, qui a décidé de cette Une dimanche soir, n'avait pas réfléchi aux conséquences en termes publicitaires. 

La régie du quotidien a très peu apprécié de ne pas avoir été prévenue de cette décision éditoriale.

Elle ne peut que constater aujourd'hui l'ampleur des dégâts.

 

Dès la parution du numéro, les différentes sociétés dépendant du groupe LVMH ont fait savoir qu'elles retiraient leurs opérations publicitaires prévues d'ici à la fin de l'année. 

En tout, le manque à gagner s'élève à 150 000 d'euros pour le quotidien.

Mais ce n'est pas tout. D'autres entreprises du secteur du luxe, qui ne dépendent pas du groupe LVMH, ont annoncé qu'elles allaient retirer leurs campagnes par solidarité.

En tout, le préjudice pour Libération pourrait allez jusqu'à 700 000 euros, selon des sources internes.

Nos médicaments nous tuent a petit feu

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Philippe Even et Bernard Debré 2 éminents professeurs de médecine dénoncent la vétusté, voire la dangerosité de notre pharmacopée.



Ils lancent un pavé dans la mare dans un pays qui est l’un des plus gros consommateurs de gélules de la planète avec 47 boîtes par personne en 2011.

L’Ordre des médecins préfère garder le silence(sic)

D’après cette enquête exhaustive, la moitié des traitements mis en vente en pharmacie serait inutile.



Et 5% seraient même très dangereux.


Selon leurs calculs, leur déremboursement éventuel rapporterait 10 Mds€ à l’assurance maladie.
Trois ans après la crise du Mediator, rien n’aurait vraiment changé.
Les deux médecins, réputés pour leur sérieux, attaquent bille en tête les autorités sanitaires, accusées d’inertie, les laboratoires pharmaceutiques, soupçonnés de vouloir vendre à tout prix leurs produits, et les médecins, incapables de faire des ordonnances courtes.

La charge est sévère, même si les professeurs rappellent aussi qu’il existe de bons médicaments!

Interrogé sur ce sujet explosif, l’Ordre des pharmaciens a indiqué hier… qu’il ne souhaitait pas s’exprimer mais attendaient que les autorités sanitaires réagissent.
Le professeur Dominique Maraninchi, patron de l’Agence nationale de sécurité du médicament, met en avant la récente réforme qui interdit maintenant l’accès aux représentants des laboratoires des commissions officielles.

Mais, malgré ces avancées, peu de produits sont exclus du marché.

«Nous les retirons quand il y a des problèmes de sécurité prouvés. Nous l’avons fait pour l’Actos, en juin 2011, prescrit à 250000 personnes, et soupçonné de provoquer des cancers de la vessie»,
indique le professeur Maraninchi.
De leur côté, les laboratoires pharmaceutiques se rassurent en indiquant que, selon un sondage Ipsos de juillet 2012, 84% des Français ont confiance dans le médicament.

mardi 11 septembre 2012

La fondation du BON SAUVEUR d'Albi

 La clinique du sommeil n'accepte pas la CARTE VITAL?

Les militants PS s'interrogent

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 sur leur rôle après la victoire.




On claquent la bise au sexe dit faible, c'est rituel. C’est la rentrée. Il est 20h30, un soir de septembre. La réunion de leur section PS va commencer. Ils badinent, s’attardent un peu, le sourire aux lèvres. C’est bon la victoire.
Cette année, ils ont participé à la primaire, transpiré, fait du porte-à-porte, distribué des tracts, fait les marchés, recraché le programme de François Hollande. Et gagné. Aujourd’hui, les militants socialistes s’interrogent sur leur utilité. Et sur leur rôle. Ils n’ont ni envie de tirer au canon sur le gouvernement, ni de se transformer en béni-oui-oui. Difficile équilibre. «On est un peu désarmés, confie le secrétaire de la section, on oscille entre le soutien et l’autonomie.»

Un congrès, à quoi ça sert

 

A l’intérieur, les voilà sages. Disciplinés. Ils sont une cinquantaine à écouter Fabrice, un militant lancé dans une explication très pédago sur «le congrès». Il faut dire qu’un congrès socialiste, avant d’avoir baigné dedans, on se demande comment ça marche et à quoi ça sert, à part s’entre-déchirer...

A cet égard la présentation n'élude pas les heures les moins glorieuses du PS. «En 2008, après le congrès de Reims, tout le monde se souvient du deuxième tour, où Martine Aubry a obtenu 50,04%», dit un militant, d’un air entendu. Silence dans la salle. Personne n’a envie de revivre ce moment.

Le PS s’apprête à se doter d’un nouveau premier secrétaire, selon des nouvelles règles de désignation qui favoriseront le premier signataire de la «motion de rassemblement» – élaborée par Martine Aubry avec le Premier ministre Jean-Marc Ayrault – et dont on connaîtra le nom dès ce mardi, date limite de dépôt des motions. «Un processus nord-coréen», a tonné Jean-Jack Queyranne, le président socialiste de la région Rhône-Alpes. Les militants se sentent-ils dépossédés? L’un d’eux s’en attriste: «Notre parti a eu l’audace de confier à trois millions de personnes la désignation de son candidat à la présidence de la République et là, ils seront trois personnes pour le choix du premier secrétaire.»

«Une opération de rétropédalage invraisemblable»

 

Chargé de l’accueil des nouveaux adhérents, Arnaud lance la discussion: «Qu’attendez-vous de ce congrès, dans le cadre d’une victoire?» Philippe est un vieux routier. Avisé: «J’attends qu’il n’y ait pas de bêtises. Ou pas trop. On devrait discuter du traité européen ou de la réforme fiscale, et on ne va parler que de cuisine.» Le mode de désignation du successeur d’Aubry privilégie le conclave au détriment du suffrage. Cela l’horripile: «Une opération de rétropédalage invraisemblable après l’avancée des primaires citoyennes.» Mais il se garde de citer Jean-Christophe Cambadélis ou Harlem Désir, candidats à la succession. Personne, d’ailleurs ne prononcera leur nom. Comme si ça brûlait. «C’est un peu tabou, depuis Reims, on ne veut pas parler des personnes», explique une militante, en aparté.

«Il faut être bon camarade mais j’aurais aimé des gens plus jeunes, plus neufs... et qu’on nous demande notre avis, poursuit Philippe. Pourquoi on demanderait l’avis des militants quand on n’est pas au pouvoir, mais pas quand on y est?» Là, il fait mouche. Fabrice, le spécialiste ès-congrès, embraye: «Pour moi, s’il y a plusieurs motions, il doit y avoir plusieurs candidats. Aujourd’hui, notre rôle ce n’est pas seulement de défendre les 60 propositions de François Hollande. Le PS doit être une boîte à idées. Aux affaires, ils ont la tête dans le guidon; c’est à nous de faire des propositions. Six mois après la victoire, il faut passer à l’offensive et préparer la suite.»

«C’est tout l’intérêt de continuer à militer... quand on est au pouvoir», pense aussi Julie qui en est à son quatrième congrès: «En section on n’est pas toujours fiers de ce qui est dit de nous à l’extérieur.» «On n’est pas des anges naïfs, nous aussi cela nous intéresse les coulisses, mais soyons impliqués et sérieux, lisons les textes des contributions, et parlons du fond», préconise-t-elle.

«On n’est pas juste des moines soldats»

 

Du fond, en voilà. Des militants présentent tour à tour neuf contributions déposées en vue du congrès. On entend «rénovation», «fin du cumuls des mandats», «parité» mais aussi, «croissance», «Europe», «jeunesse». La jeune femme qui présente la motion voulue par Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry plaide sans surprise pour l’unité: «Tous derrière le gouvernement.» Un autre, réagit : «On n’est pas juste des moines soldats, des godillots.» Porteur d’une contribution, il s'étonne de ne pas avoir été contacté par ceux qui veulent le rassemblement le plus large. Et doute: «Sinon, comment se fera la synthèse?»


D'après CHARLOTTE ROTMAN

jeudi 6 septembre 2012

LA GUERRE TRAUMATISE



L'imagerie cérébrale de combattants néerlandais de retour d'Afghanistan. révèle des anomalies visibles jusqu'à dix-huit mois après leur retour.

Après la Seconde Guerre mondiale, les scientifiques furent intrigués par les grossières erreurs de pilotages pendant que commettaient d'excellents ex-pilotes de combat … dans l'aviation civile.
Le stress change tout. Plus précisément, on sait aujourd'hui qu'il diminue les performances dans la réalisation de tâches complexes en perturbant le fonctionnement du cortex préfrontal.
Une zone du cerveau qui joue un rôle de chef d'orchestre pour la planification des actions et la prise de décision. Les travaux néerlandais publiés le 3 septembre dans les comptes-rendus de l'Académie des sciences américaines vont plus loin dans l'étude de l'impact du stress sur le cerveau.
Ils démontrent que l'effet de ce stress se prolonge durablement, bien au-delà du moment critique.
«Le cortex préfrontal, la partie la plus évoluée du cerveau, coordonne nos pensées, actions et émotions à travers de nombreuses connexions vers les autres régions du cerveau. Néanmoins, c'est aussi la région cérébrale la plus sensible aux effets délétères de l'exposition au stress», souligne le Pr Amy Arnsten, neurobiologiste à l'université de Yale.
Le Pr Guido van Wingen et ses collègues néerlandais de l'université de Radboud, d'Amsterdam et du Centre de recherche militaire d'Utrecht ont donc fait passer des examens d'imagerie cérébrale sophistiquée à 33 soldats avant qu'ils ne soient déployés en Afghanistan pour une mission de quatre mois, puis à nouveau six semaines après leur retour et enfin un an et demi plus tard. Aucun n'avait été blessé lors de la mission mais tous avaient été soumis au stress prolongé des zones de combat. Les résultats étaient comparés à un groupe de soldats qui n'avaient pas participé aux opérations.

Plasticité cérébrale

Des différences nettes sont apparues au retour de mission, visibles à l'IRM fonctionnel et l'imagerie du tenseur diffusion, une technique qui suit les mouvements des molécules d'eau dans le cerveau et renseigne indirectement sur «l'état des routes» qui le traversent. Outre les modifications transitoires, présentes au retour mais disparues un an et demi plus tard, les chercheurs ont mis en évidence des perturbations durables de la circulation entre deux zones du cerveau, le cortex préfrontal et le mésencéphale, autrement dit le milieu du cerveau.
«Ces résultats suggèrent que le cerveau humain peut largement récupérer des effets délétères du stress, supportant l'idée d'une plasticité cérébrale adaptative au stress prolongé», note van Wingen, «cependant, ils révèlent aussi des changements durables dans le réseau neural mésofrontal qui pourrait accroître la vulnérabilité à de nouveaux stress et conduire à des déficits cognitifs prolongés.» En d'autres termes, un suivi prolongé des soldats s'impose durablement après des missions, même en l'absence de symptômes.
Ces résultats sont-ils extrapolables aux civils soumis à un stress prolongé? C'est probable selon les chercheurs néerlandais, et peut-être même d'une façon plus intense et plus prolongée car les civils ne sont pas, contrairement aux militaires, formés et entraînés à résister au stress prolongé. Or, le stress a beaucoup moins de conséquences lorsque l'on pense maîtriser la situation. Reste, pour les militaires, le défi d'ajuster au mieux la période de récupération nécessaire avant une nouvelle mission.

Les enfants victimes aussi

La guerre produit de multiples traumatismes chez les enfants. Une nouvelle enquête en Israël et dans les Territoires palestiniens indique qu'au-delà des manifestations déjà répertoriées (anxiété, troubles du sommeil, dépression), les enfants soumis aux conflits armés deviennent plus agressifs. Qu'il s'agisse des petits Israéliens ou des jeunes Palestiniens, l'étude publiée au mois d'août dans la revue Child Développement souligne le niveau d'agressivité tout particulier des garçons de 8 à 14 ans.
D'après Damien Mascret

dimanche 2 septembre 2012

Le Prix de l’inégalité




J Stiglitz Prix Nobel d’économie 2001, l’ancien conseiller de Bill Clinton s’indigne contre les excès du libéralisme dans son dernier livre sur les inégalités en Amérique. 
 
J'estime que les États-Unis ne sont plus le pays de l’égalité des chances et de son ascenseur social.

Nous nous sommes toujours pensés comme une terre d’égalité des chances. 

Or dans l’Amérique d’aujourd’hui, 1% de la population capte 93 % de la création de richesses et les plus nantis n’ont qu’une obsession : augmenter leur part du gâteau. L’argent ne redescend plus. 
En trente ans, nous avons créé une machine économique à sens unique. 
Et il existe un lien très fort entre le système politique, sous la coupe des intérêts particuliers, et le système économique qui en découle.

Nos règles du jeu, la dérégulation de tout les marchés, le moins d’impôts, le moins de dépenses publiques ont fini par précariser des millions d’Américains. 


Le mouvement Occupy Wall Street est né de ce constat et de l’idée que cela ne peut plus durer. Je suis pour ma part convaincu que Bill Gates aurait travaillé tout aussi dur s’il avait été davantage taxé.
«Notre économie continue de produire de la croissance. Mais les Américains voient leur niveau de vie s’éroder.»
La faute à l’économie de marché ou à l’État mauvais gestionnaire?

Les marchés ont un pouvoir énorme mais ils n’ont pas un profil moral intrinsèque. 

C’est l’État qui donne le "la" en tempérant ou en encourageant les excès qu’ils génèrent. 
Dans notre histoire, nous avons connu des périodes de fortes inégalités précisément parce que l’État avait démissionné. 
Ce fut le cas à la fin du XIXe siècle dans l’euphorie de la conquête de l’Ouest qui a fait émerger les tycoons du rail. Puis le gouvernement a dégainé les premières lois antitrust. 
Juste après le krach de 1929 et la grande dépression, le New Deal a recréé un contrat social en adoptant des lois sur les retraites, l’emploi et le salaire minimum. 
Aujourd’hui, nous sommes arrivés à une situation cauchemardesque mais il n’est pas trop tard pour faire marche arrière.
Je soutien que les écarts de richesse coûtent cher à l’économie.

Plus une économie est inégalitaire, plus elle devient instable et perd en efficacité.

Aujourd’hui, notre économie continue de produire de la croissance.
Pourtant les Américains voient leur niveau de vie s’éroder, gagnent moins en termes réels qu’il y a dix ans.
D’immenses ressources industrielles sont sous-utilisées et la job machine est grippée.
En mars, 24 millions d’Américains étaient à la recherche d’un emploi et des millions de personnes continuent de perdre leur logement. Le coût politique de ces déséquilibres est en train de tuer le rêve américain. Les inégalités minent nos valeurs et notre identité. Je trouve déprimant que les moins bien lotis et les jeunes en particulier aient boudé les dernières élections, persuadés que leur vote ne servirait à rien.

En France vous faites un meilleur travail de redistribution que nous et que certains de vos voisins comme le Royaume- Uni, juste derrière les États-Unis dans le classement des pays les plus inégalitaires. Je me souviens de la visite de Nicolas Sarkozy à New York en plein débat sur la réforme de notre système de santé. Il trouvait aberrant que l’accès aux soins pour tous ne soit pas perçu comme un droit fondamental.


On ne remet pas une économie sur pied avec un programme de rigueur. 


François Hollande a raison de s’opposer à une politique fondée sur l’austérité. 

Quand l’État dépense moins, la demande baisse encore plus, le chômage augmente, les salaires baissent, on taille dans les transferts sociaux et ce sont les populations les plus fragiles qui trinquent. 
On assimile à tort le budget de l’État à celui des ménages. Un ménage isolé doit vivre dans la limite de ses moyens.

Un gouvernement, quand il dépense plus qu’il ne gagne, peut agir en stimulant la production et en créant des emplois. La création des richesses qui en découle peut être plusieurs fois supérieure aux dépenses engagées.

Il faut que l’État intervienne. Il doit réguler les banques, les entreprises. Il faut aussi corriger les excès en taxant davantage les hauts revenus, promouvoir l’investissement public.


Je suis déçu par BO. Il lui a fallu plusieurs années pour dire que les riches devaient payer plus d’impôts, pour critiquer les banques et aider les propriétaires frappés par la crise des subprimes. C’est frustrant mais, entre lui et Mitt Romney, il y a un monde.




* Le Prix de l’inégalité, Éditions LLL, 25 euros.